Haut-Doubs. A Pontarlier : une semaine pour comprendre l’endométriose

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De nombreuses animations sensibilisent à l'endométriose dont une course annuelle

Une semaine pour mieux comprendre l’endométriose

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche près de 10% des femmes et pour laquelle il n’existe aucun traitement.

L’association Endofrance avance les chiffres concernant cette maladie : 10% des femmes en sont touchées et 70% d’entre elles souffrent de douleurs chroniques invalidantes. 40% rencontrent des problèmes d’infertilité et il faut en moyenne 7 ans pour diagnostiquer la maladie. Une fois diagnostiquée, l’espoir d’aller mieux s’efface puisqu’il n’existe aucun traitement.
L’endométriose se traduit par la migration anormale de cellules de l’endomètre dans l’organisme. Généralement, les organes génitaux et le péritoine sont concernés mais l’endométriose peut s’étendre jusqu’aux reins, au système digestif et même jusqu’aux poumons. Hors de l’utérus, ces cellules vont provoquer des lésions, des adhérences et des kystes ovariens. Le principal symptôme de la maladie est la douleur, quasi-permanente : douleurs durant les règles, mais également durant les rapports, douleurs pelviennes constantes, difficultés pour uriner, douleurs lombaires et ombilicales pouvant conduire jusqu’à la cruralgie. “J’ai vu une de mes amies souffrir de cette maladie, témoigne Marie. Livide, pliée en deux lors des règles, ingurgitant des calmants puissants aux effets aléatoires …C’est terrible de la voir ainsi ! D’ailleurs, à 40 ans, sa seule issue désormais est de se faire retirer l’utérus.” Une issue envisagée en dernier recours, en fonction de l’âge de la patiente mais également de son désir d’enfant. “On lui avait annoncé qu’elle ne serait jamais maman, ajoute Marie. Mais elle a eu deux beaux petits garçons, des miracles selon elle !”. Une chance que toutes les mamans n’ont malheureusement pas. Laëtitia Milot, marraine de l’association et souffrant de la maladie, a expliqué il y a quelques jours sur un plateau de télévision, qu’elle ne pourrait jamais avoir d’autres enfants. Un aveu exprimé dans l’émotion par une toute jeune maman qui voit ses rêves de grande famille s’envoler.
Maladie véritablement invalidante, encore mystérieuse car complexe dans le diagnostic et son apparition. Il n’existe d’ailleurs pas une seule endométriose, mais plusieurs, propres à chacune des patientes. La maladie n’atteint pas le nombre des années puisqu’elle peut se déclarer dès l’adolescence et va s’intensifier au cours des années.
Pour y voir encore plus clair, l’association édite un nouvel ouvrage intitulé :”Idées reçues sur l’endométriose”. Pour plus d’informations et le commander, rendez-vous sur le site www.endofrance.org.

ENCADRE

L’association Endofrance intervient au cours de la semaine européenne de l’endométriose, qui se déroulera du 2 au 8 mars. Elle propose de nombreuses manifestations et conférences destinées à tous, malades et proches, pour mieux comprendre, et mieux vivre, la maladie.

Mardi 3 mars :
Stand d’information aux consultations gynécologiques au CHRU de Besançon (25) de 10H00 à 17H00

Jeudi 5 Mars : 
18H30  : Projection du film “Toi mon Endofrance” suivi d’une conférence avec un médecin du centre Hospitalier Intercommunal de Haute-Comté à Pontarlier (25) sur le thème de l’endométriose et les douleurs. 

Samedi 7 mars :
Endofrance se mobilise, en organisant une marche nordique pour la première fois le samedi 7 mars à 14H00 au départ de la maison des familles de Besançon. Cette initiation à la marche nordique aura lieu sur un parcours de 8 kilomètres, (durée 1h30 environ) . L’activité physique joue un rôle essentiel dans la maladie. (Nombre limité de participants, inscription obligatoire).
Conférence à 17H30 : Prise en charge et fertilité qui se déroulera le samedi 7 mars à 17H30. Cette conférence sera animée par les gynécologues du CHRU de Besançon. (Nombre limité de participants, inscription obligatoire). 

Samedi 21 Mars :
10H00  : rencontre amicale à Champagnole (39) dans le cadre de la semaine européenne de prévention de l’endométriose. Une première à Champagnole pour Endofrance, après une rencontre amicale à Poligny (39) et Lons-le-Saunier (39)

Pour vous inscrire, envoyez un mail à franchecomte@endofrance.org