200 femmes (et quelques hommes) rassemblées sur l’esplanade des droits de l’Homme à Besançon

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Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti, les deux ministres dans le même panier des féministes ©YQ

Depuis la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, les collectifs féministes essaiment sur tout le territoire pour demander sa démission.

Eric Dupond-Moretti le nouveau Garde des Sceaux en prend aussi pour son grade à la suite de propos réputés « sexistes » il y a quelques années : “si siffler une femme, ça devient une infraction pénale, c’est ahurissant”.

Manifestation féministe ou plutôt manifestation anti-Macron
Les pancartes ne font pas dans la dentelle ©YQ
Claire Arnoux, chef de file de la France Insoumise à Besançon, était au coeur de la manifestation demandant la démission de Gérald Darmanin ©YQ

Plusieurs collectifs dont #Nous Toutes appelaient à manifester ce vendredi 10 juillet dans une quarantaine de villes dont Besançon. Claire Arnoux et les militants de la France Insoumise formaient le gros des troupes devant la Mairie. « L’esplanade des Droits de l’Homme » doit-elle devenir « L’esplanade des Droits humains » et l’écriture inclusive devenir le vocabulaire de demain ? La manifestation était surtout un prétexte pour s’opposer au remaniement gouvernemental, comme les mêmes manifestant.e.s (sic) s’opposaient au précédent gouvernement.

slogans en écriture inclusive ©YQ

Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l’Intérieur, est d’ores et déjà condamné pour viol à lire les pancartes portées par les manifestantes. Présomption d’innocence, procès-verbaux qui fuitent, secret de l’instruction, la justice a besoin de calme et de sérénité pour être rendue intelligemment dans un Etat de Droit. Si un ténor du Barreau, au verbe haut et fort, arrive à transformer cette vieille maison de la Place Vendôme, ce sera au bénéfice de toutes les victimes, femmes et hommes.

Des pancartes aux propos parfois excessifs ©YQ

L’égalité Femmes-Hommes (ou d’ailleurs pourquoi pas Hommes-Femmes) est un leurre. Il ne faudrait pas que le respect que l’on se doit mutuellement ne devienne un délit. Les femmes continueront à avoir des enfants (est-ce discriminant pour les hommes ?) et les enfants continueront à fréquenter les « écoles maternelles ». Il n’y a pas d’égalité de genre comme il n’y a pas d’égalité dans l’intelligence, pas d’égalité physique, pas même d’égalité entre les amateurs de chocolat et les buveurs de café. La seule égalité qui vaille, c’est la politesse, le respect et l’acceptation des différences, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent.

Yves Quemeneur