500 à 600 professionnels de la restauration dans la rue à Besançon

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500 à 600 manifestants dans les rues de Besançon pour demander la réouvertures de bars et restaurants ©YQ

Ils sont cafetiers, restaurateurs, bars de nuit, discothèques à avoir répondu à l’appel à manifester de Philippe Feuvrier, le président de l’UMIH du Doubs le mardi 24 novembre.

Ils s’étaient donnés rendez-vous le 24 novembre à 15h devant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs ©YQ
Dans le cortège, on reconnaissait Benoît Vuillemin, vice-président de Grand Besançon Métropole chargé du commerce et commerçant lui-même et Anthony Jeanbourquin le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Doubs ©YQ

Depuis la Chambre de Commerce et d’Industrie, ils ont rejoint la Préfecture où Joël Mathurin le Préfet du Doubs a reçu une délégation. On reconnaissait dans le cortège Dominique Roy, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie mais aussi Benoît Vuillemin, le Maire de Saône et vice-président de Grand Besançon Métropole en charge du commerce et surtout commerçant lui-même.

manifestation dans le calme, mais les restaurateurs ne veulent pas être “pris pour des quiches” ©YQ
Ils en ont “ras la toque” de ne plus pouvoir cuisiner ©YQ

Pour Philippe Feuvrier, les aides de l’Etat ne sont pas à la hauteur de la situation “On nous parle d’aides de 10 000€ par mois…cela ne concerne que les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1,2 million d’euros. Bien peu de restaurateurs et de bars atteignent un tel chiffre d’affaires. Pour les autres, c’est 1 500€ qui ne couvrent pas, loin de là, les charges fixes”.

Joël Mathurin le Préfet du Doubs est venu à la rencontre des manifestants pour leur assurer le soutien de l’Etat ©YQ

De son côté,Joël Mathurin, qui n’a pas craint sortir de sa préfecture pour aller à la rencontre des manifestants, rappelle brièvement les mesures mises en place (exonérations de charges, reports, chômage partiel, fonds de solidarité…) “Vous n’êtes pas responsables de la situation sanitaire de notre pays et croyez moi, mon obsession quotidienne est de vous permettre de survivre” a voulu rassurer le Préfet.

Le cercueil est porté par des salariés de discothèques et de bars bisontins ©YQ
Les établissements de nuit sont les grands oubliés depuis le mois de mars ©YQ

Il reste que la situation est catastrophique sans visibilité pour rouvrir les établissements. Beaucoup de salariés étaient présents dans le cortège comme cette jeune femme qui travaille au QG, la boîte de nuit de Tarragnoz. “Notre métier est un métier de passion que nous ne pouvons plus exercer. C’est déjà dur, à cela s’ajoute le fait que le chômage partiel est calculé sur le salaire de base (hors pourboires) la perte de revenu est très importante. Nous craignons maintenant que notre entreprise ne se relève pas”. 

Yves Quemeneur