8% de variant sud-africain à Besançon

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Le préfet Joël Mathurin, la Maire de Besançon Anne Vignot, la déléguée territoriale de l’ARS Franche-Comté Nezha Leftah-Marie et Patrice Durand l’inspecteur d’académie ont tenu une conférence de presse ce jeudi 4 mars.

« Après une légère accalmie liée au couvre-feu, le taux d’incidence est reparti à la hausse dans le département du Doubs. On recense à ce jour plus de 206 cas positifs pour 100 000 habitants » a commenté Joël Mathurin.

Le préfet a surtout évoqué l’arrivée des variants anglais, sud-africains et brésiliens sur notre territoire. « Le variant sud-africain représente à ce jour 8% des cas positifs recensés dans le département sur 56% de tests avec variant » a-t-il précisé, l’obligeant à prendre des mesures plus fortes, particulièrement à Besançon et son agglomération.

La situation n’est pas critique sur le département du Doubs. Aux derniers comptages, 206 cas positifs pour 100 000 habitants mais seulement 175 pour la Région Bourgogne Franche-Comté. Si le taux d’occupation des lits de réanimation demeure élevé à 75%, le nombre d’hospitalisations a fortement diminué dans la région, passant de 1 800 en janvier à 1 348 fin février. Au CHU de Besançon, on dénombre actuellement 161 hospitalisations dont 39 personnes en réanimation.

L’ensemble de la ville est masquée à compter du 5 mars

Jusqu’à présent, l’obligation de port du masque était limitée au périmètre de la Boucle, lieu de fort brassage de population. Le Préfet a pris un arrêté étendant l’obligation de port du masque à l’ensemble de la commune de Besançon. Cet arrêté sera opérationnel dès le vendredi 5 mars 2021 et jusqu’au 31 mars. Compte tenu des cas de variants détectés dans trois communes périphériques, le port du masque devient également obligatoire sur le territoire des communes de Montferrand-le-Château, de Saint-Vit et de Quingey. A ce jour, les autres communes périphériques de Grand Besançon Métropole ne sont pas concernées par l’arrêté.

Des contrôles renforcés

Le préfet souhaite accélérer la campagne de dépistage. Sur les communes de Montferrand-le-Château et de Saint-Vit, des barnums de dépistage vont être installés pour permettre à toute la population de se faire tester.

Depuis le lundi 1er mars, l’Education Nationale est mobilisée pour effectuer des tests antigéniques et surtout des tests salivaires pour les enfants de l’école primaire. Selon Patrice Durand, l’inspecteur d’Académie, « nous constatons une adhésion très forte des parents pour autoriser ces tests salivaires moins contraignants pour les jeunes enfants ». Patrice Durand a également précisé que les protocoles sanitaires sont appliqués strictement dans tous les établissements de l’Académie de Besançon et a rappelé que, dès lors qu’un cas positif avec variant était détecté dans une classe, toute la classe est fermée pendant 10 jours. (4 classes sont fermées au 4 mars dans le périmètre de la ville de Besançon).

« Les Ambassadeurs de santé vont à nouveau sillonner les rues de la ville, à la rencontre des passants et des commerçants pour rappeler l’importance des gestes barrières » a précisé Anne Vignot.

Les patrouilles de police (municipale et nationale) vont être renforcées pour vérifier la stricte application des gestes barrières.

La vaccination continue à peiner

Dans les 10 centres de vaccination ouverts dans le département du Doubs (Besançon(3), Pontarlier, Morteau, Ornans, Quingey, Valdahon, Baume-les-Dames, Pont-de-Roide), seul celui de la Polyclinique de Franche-Comté à Besançon offre des plages de prises de rendez-vous. 18 000 habitants du Doubs ont d’ores et déjà reçu les deux injections et malgré les propos rassurants du préfet qui parle de tripler le nombre de vaccinations au mois d’avril, nous sommes loin, très loin, d’une couverture vaccinale permettant de retrouver un semblant de vie normale.

Alors restons tous concentrés sur ce qui est de notre responsabilité individuelle : limiter les interactions sociales, se laver les mains régulièrement, respecter la distanciation de 2 mètres et porter un masque. Pour la responsabilité des pouvoirs publics, il faudra attendre… !

Yves Quemeneur