A Besançon, il y aura bien un sapin de Noël Place du Huit-Septembre

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La place du Huit Septembre accueillera bien le traditionnel sapin de Noël pour cette fin d'année 2020 - photo d'illustration

Samedi 12 septembre, Anne Vignot tenait une conférence de presse à deux jours d’un conseil municipal où les nouveaux élus vont plonger dans le grand bain.

Elle a confirmé qu’un sapin de Noël sera bien installé Place du Huit-Septembre. Un “arbre mort” ne dérange pas l’édile de Besançon contrairement au Maire de Bordeaux.

La crise sanitaire n’est pas derrière nous

La Maire a mis l’accent sur le respect des gestes barrières, particulièrement dans les bars où les jeunes respectent peu ou pas le port du masque et les règles de distanciation. Anne Vignot a « fait la leçon » aux gérants des établissements qui ne veillent pas suffisamment au respect des règles sanitaires. “On a besoin d’une société vivante mais les jeunes doivent faire attention à ne pas contaminer les plus anciens”. Si c’est nécessaire, la Maire va développer des opérations de contrôle sur les terrasses avec une approche de prévention, d’information…et de sanctions !

En lien avec l’ARS et les laboratoires d’analyses, la municipalité poursuit les journées de dépistage gratuites, particulièrement lors des « samedis piétons ».

Un dispositif dérogatoire pourrait être mis en place pour les discothèques qui deviendraient provisoirement « bars de nuit ». Cela répond partiellement aux nuisances sonores tout en offrant une alternative d’ouverture partielle pour ces établissements normalement fermés jusqu’en avril 2021. Sur les six discothèques installées sur le territoire Grand Bisontin, une seule à ce jour accepterait une telle dérogation.

Enfin la Ville souhaite prendre des mesures en direction des clubs sportifs et associations afin de leur permettre de reprendre leurs activités dans les meilleures conditions possibles.

GEEC, vous avez dit GEEC ?

C’était une promesse de campagne d’Anne Vignot. Le GEEC pour “Groupe d’Etude de l’Environnement et du Climat” voit donc le jour sous la présidence d’Hervé Richard, paléo environnementaliste, directeur de recherche émérite en chrono-environnement au CNRS et à l’Université de Franche Comté. C’est donc un spécialiste “qui étudie les caractéristiques biologiques, physiques et chimiques des milieux d’une zone spécifique ainsi que de ses habitants à une époque spécifique” (définition du dictionnaire). Nommé pour un mandat de trois ans, Hervé Richard a pour première tâche de choisir les 15 membres du groupe d’étude, chercheurs issus de différents laboratoires de recherche !

En quelque sorte, les habitants du quartier des Vaîtes seront auscultés comme ceux des cités lacustres de Chalain il y a 4 000 ans…

Sur le dossier des Vaîtes précisément, le président du GEEC devra annoncer le nom des membres début octobre pour rendre un avis avant le 31 décembre 2020. Une convention ou assemblée citoyenne sera alors constituée pour émettre un nouvel avis qui sera soumis au vote du conseil municipal. Ça donne un peu le sentiment de renvoyer ce dossier sensible « aux calendes grecques » ! Au-delà, le GEEC pourra intervenir sur tous les sujets que la Ville voudrait lui confier. Il peut également s’auto-saisir de dossiers particuliers.

Plus de policiers nationaux, moins de caméras de vidéo-surveillance

Durant sa campagne électorale, Anne Vignot avait souligné que la lutte contre la grande délinquance devait être du ressort de la seule police nationale. Elle a donc demandé au ministre de l’Intérieur un renforcement des effectifs, renforcement confirmé par la préfecture à hauteur de 38 postes créés. Du côté de la police municipale, la Maire de Besançon poursuit l’effort de recrutement entamé pendant la précédente mandature pour aboutir à un effectif de 70 policiers municipaux.

Selon Anne Vignot, “les services de la police nationale et de la justice considèrent que la vidéo-surveillance n’est pas pertinente pour réduire la criminalité”. Il n’est donc pas question pour la Maire de redéployer plus de caméras sur le territoire de la commune. “Il faut plutôt des policiers sur le terrain que des caméras” précise-t-elle.

Pour éviter le basculement des jeunes dans la délinquance, Anne Vignot veut mettre en place un dispositif de « transaction ». A mi-chemin entre le simple rappel à la Loi et les TIG (Travail d’Intérêt Général), cette solution doit permettre de replacer le jeune délinquant dans le droit chemin…Une « transaction » un peu… angélique !

Pas de Tour de France à Besançon avant 2026

Anne Vignot n’a pas évoqué le sexisme et le machisme de la Grande Boucle comme son collègue Maire de Lyon. La décision, dit-elle, est liée à la situation économique du fait de la crise sanitaire. “Les pertes de recettes importantes pour la collectivité nous obligent à des choix. Les subventions aux clubs sportifs seront maintenues. Le coût de l’accueil d’une étape du Tour de France est trop important pour notre collectivité”. La Maire n’a pas évoqué le retour sur investissement d’une telle manifestation, ni sur l’attractivité du territoire!

Pour le reste, Anne Vignot renvoie au conseil municipal du lundi 14 septembre qui marquera la véritable rentrée politique de la nouvelle municipalité.

Yves Quemeneur