A Besançon, le trublion régionaliste ne veut pas d’un second tour bâclé

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Quel choix pour les bisontins le 28 juin prochain ?

Jean-Philippe Allenbach, candidat malheureux des élections municipales du 15 mars 2020 n’en démord pas. Les élections municipales à Besançon ont été faussées, bâclées et viciées.

Jean-Philippe Allenbach
Jean-Philippe Allenbach joue les trublions pour le second tour des élections municipales de Besançon ©YQ

Faussées par l’abstention massive des électeurs au premier tour, en raison de la pandémie. Jean-Philippe Allenbach argumente : “le taux d’abstention des « 65ans et plus » a été de 38% supérieur à celui de l’élection municipale précédente, alors que ce sont ceux qui votent le plus”. Bâclées par une absence de campagne de terrain et viciées “les candidats sélectionnés pour le second tour l’ont été sur la base de programmes n’intégrant pas la crise sanitaire”. Alors, il en appelle à l’intelligence collective.

“Mieux vaut partager le pouvoir que se retrouver dans l’opposition pour six ans”

L’ex-candidat comtois n’a jamais caché son opposition à “l’alliance archaïque écolo-socialo-communiste au pouvoir depuis plus de 20 ans et donc pleinement responsable du bilan désastreux sur les plans démographique, économique et sécuritaire”. Il appelle à ne voter en aucun cas pour Anne Vignot, incarnation de l’écologie la plus radicale. Jean-Philippe Allenbach va donc s’atteler à la constitution d’une alliance réunissant républicains, macronistes et régionalistes dans une liste d’union “qui ne fera qu’une bouchée de la vieille alliance naphtalineuse écolo-socialo-communiste”.

“C’est une nouvelle élection, on remet les compteurs à zéro”
Eric Alauzet
Eric Alauzet, arrivé troisième le 15 mars dernier, peut-il arriver à faire la différence ? rien n’est moins sûr

C’est la réponse apportée par Eric Alauzet, arrivé troisième le 15 mars dernier (18,89%). Pour le représentant du parti du Président de la République “c’est une élection à un tour…tout est possible”. Il entend donc aller au bout. La crise sanitaire a fait apparaître les graves dysfonctionnements de notre système de santé et de l’organisation administrative du pays. Elu député depuis 2012, il ne craint pas, semble-t-il, d’en porter la responsabilité.

“Je suis l’opposant le plus crédible à Anne Vignot”
Ludovic Fagaut prêt pour le second tour des municipales le 28 juin ©YQ

Pour Ludovic Fagaut (23,59% au premier tour), “le candidat arrivé en troisième position a très peu de chances de l’emporter”. Sur une éventuelle alliance de second tour, le candidat de la droite et du centre ne la refuse pas. “Mais il faut des convictions communes. A ce stade, ce n’est pas le cas”.

L’arithmétique du premier tour devrait favoriser un accord Fagaut-Alauzet. Cela aurait l’avantage de présenter deux projets pour Besançon radicalement différents, un choix donc plus clair pour les électeurs. Il reste deux inconnues : la bataille des egos et le taux d’abstention le 28 juin.

Yves Quemeneur