A l’écoute des chefs d’entreprises

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Des chefs d'entreprise du secteur ont récemment été reçus par la CCPM en présence de l'agence économique régionale.

Depuis le 1er janvier 2017, la communauté de communes du Pays de Maiche exerce la compétence développement économique. Une mission aux multiples facettes.

Dans les statuts de la CCPM, Établissement Public de Coopération Intercommunale forte de 43 communes, sont répertoriées en compétences obligatoires : les actions de développement économique spécifiques sont détaillées comme suit  ainsi que la création, l’aménagement, l’entretien et la gestion de zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique ; la politique locale du commerce et le soutien aux activités commerciales d’intérêt communautaire ; la promotion du tourisme.

Ainsi la CCPM a racheté aux communes concernées les zones d’activités devenues d’intérêt intercommunautaires, aux Genevriers à Maîche, au Finage à Damprichard, aux Louvières à Frambouhans, au Grand Crôt à Charquemont ainsi qu’aux Écorces. « De nombreuses parcelles sont donc disponibles pour accueillir des entreprises qui souhaitent rester sur le territoire pour s’y agrandir par exemple ou pour venir de l’extérieur y implanter leurs activités » explique Pierre-Jean Wycart, vice-président de la CCPM en charge du développement économique. Depuis le début d’année, il peut aussi compter sur Stéphanie Rimacci, recrutée par l’intercommunalité pour mener à bien les missions induites par cette nouvelle compétence. « Notre rôle ne se résume pas à cette vente de terrains mais ; nous devons aussi répondre à toutes les demandes des entreprises de notre territoire à qui nous devons apporter une réponse directe ou les orienter vers le bon interlocuteur ».

Concernant plus précisément les « Territoires d’industrie » ciblés par le gouvernement pour justement « la reconquête industrielle du pays », la CCPM en fait partie et travaille à sa mise en place. Elus et chefs d’entreprises se retrouvent dans un comité de pilotage afin dans un premier temps d’établir un diagnostic des besoins et attentes des industriels, un recensement minutieux qui permettra ensuite de mettre en place des actions concrètes. « Notre approche est avant tout pragmatique » explique la chargée du développement économique. Parmi les éléments qui d’ores et déjà ressortent des discussions, celui du recrutement en zone frontalière est préoccupant pour les entrepreneurs. Les besoins de financement pour les investissements et la diversification constitueront sans aucun doute un autre axe de travail à l’avenir, avec la valorisation des atouts de notre territoire.