27,5 millions d’euros pour les nouveaux projets de l’ADAPEI du Doubs

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Franck Aigubelle, Directeur général de l'ADAPEI du Doubs, Benoît Michaud, Directeur des finances et du patrimoine de l'ADAPEI, José Gomes, Président de l'ADAPEI, Mathieu Aufauvre Directeur régional de la Banque des Territoires et François Laigneau Directeur territorial de la Banque des Territoires devant le siège de l'ADAPEI du Doubs ©YQ

L’ADAPEI du Doubs poursuit son travail d’accompagnement auprès des parents d’enfants handicapés. Elle a signé le 10 septembre des prêts de plus de 10 millions d’euros avec la Banque des Territoires pour réhabiliter et construire de nouveaux bâtiments d’accueil de son public. Au total, l’investissement global est de 27,5 millions d’€.

En 1949 est créée en France la première association « Les papillons blancs ». Ces premières associations de parents d’enfants handicapés entendent lutter contre l’isolement des familles.  Elles vont rapidement essaimer sur tout le territoire.

En Franche-Comté et particulièrement dans le Doubs, la première ADAPEI a été créée en 1962, issue de l’association des « Papillons blancs ». L’organisation actuelle de l’ADAPEI du Doubs date du 1er avril 2013 qui a vu la fusion de 7 Adapei existant dans le département.

José Gomes Président de l’ADAPEI du Doubs ©YQ

Le projet initial porté par les parents continue à s’écrire : refuser l’isolement et une réponse uniquement psychiatrique en développant les IME (Instituts Médico-Educatifs) et les CAT (Centres d’Aides par le Travail), scolariser les enfants dans les écoles en milieu ordinaire, créer des places en foyers pour répondre aux besoins nouveaux et favoriser l’inclusion et l’accessibilité aux dispositifs de droit commun.

3 600 personnes handicapées soutenues par l’Adapei du Doubs

Elles sont handicapées mentales, polyhandicapées, autistes, handicapées « invisibles » aussi ! Autour d’elles, l’Adapei du Doubs dispose d’un large réseau de parents, d’amis et de bénévoles épaulés par près de 2 000 professionnels qualifiés. Chaque personne accueillie bénéficie d’un parcours personnalisé pour permettre l’inclusion dans la société.

« L’Adapei du Doubs est l’une des rares associations à autofinancer ses besoins à hauteur de 33%. Les fondateurs de la structure comtoise ont historiquement investi dans l’inclusion professionnelle. Aujourd’hui, les ESAT (Etablissements ou services d’aide par le travail) du département interviennent dans l’industrie automobile (Rang 1 de Stellantis), dans l’agro-alimentaire (18 000 repas vendus/jour) ou la lingerie (12 tonnes de linge traitées par jour). Les 2/3 restants sont apportés par l’ARS (Agence Régionale de Santé) et par le conseil départemental du Doubs » précise Franck Aigubelle le directeur régional de l’Adapei du Doubs.

10,6 millions d’euros de prêts pour assurer l’accueil des personnes handicapées
José Gomes, Président de l’ADAPEI du Doubs et Mathieu Aufauvre, Directeur régional de la Banque des Territoires ont signé un contrat de prêt de 10,6 millions d’euros le 10 septembre à Besançon ©YQ

L’opération s’intègre dans le plan de relance du gouvernement dont la Banque des Territoires est le bras armé. Elle permettra  de financer à hauteur de 6,9 millions un centre de ressources sur Montbéliard accueillant 296 enfants et adolescents sur 4 500 m², une maison d’accueil spécialisée également à Montbéliard pour 50 adultes polyhandicapés pour un prêt de 2,30 millions d’euros et la réhabilitation d’un foyer d’hébergement à Morteau (27 chambres rénovées, agrandies et disposant d’une salle de bain et de sanitaires privatifs) pour un prêt de 1,4 millions d’euros.

L’investissement global de 27,5 millions d’euros participe également à l’économie locale du territoire. La Banque des Territoires intervient à hauteur de 10,6 millions sur des prêts sur 25 et 30 ans grâce à un financement européen dédié aux investissements dans le domaine médico-social dont le taux est inférieur à 1%. L’Adapei, grâce à une gestion rigoureuse de ses recettes intervient à hauteur de 7,5 millions sur ses fonds propres. Le tour de table est complété par des accompagnements bancaires plus traditionnels et par des fonds de l’ANRU, de la Caisse Nationale Solidarité par l’Autonomie et de l’ARS Bourgogne Franche-Comté.

Yves Quemeneur