Agriculture : appel à la résilience

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La Confédération Paysanne privilégie les solutions naturelles aux installations artificielles.

C’est ce que demande la confédération paysanne suite aux propositions du Ministre de l’agriculture sur le stockage de l’eau pour faire face à la sécheresse.

Le stockage de l’eau n’est pas la solution préconisée par tout le monde. « Pourquoi regarder l’eau tomber du ciel alors qu’on peut la stocker ? Parce que l’eau qui tombe du ciel vient nourrir un stockage naturel qu’il convient de préserver au maximum. L’agriculture doit pouvoir compter, en particulier en période de sécheresse, sur le rechargement de ces espaces naturels de stockage et de circulation de l’eau » explique la confédération paysanne qui dresse un constat sévère : « L’agriculture industrielle a asséché ce système hydraulique : les nappes ne se remplissent plus, les sols ne retiennent plus l’eau, les zones humides n’en sont plus, les cours d’eau ont été réduits et détournés de leurs parcours naturels ». Le syndicat agricole fait également référence au dernier rapport d’étape du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui confirme ce triste constat.

Pour la Confédération paysanne, l’agriculture doit minimiser ses impacts qualitatifs et quantitatifs sur les réservoirs naturels d’eau. « La résilience de l’agriculture se joue dans sa capacité à mettre en oeuvre des pratiques permettant d’économiser l’eau, de la répartir et de recréer des espaces naturels de stockage de l’eau, en particulier dans les sols ». Solutions naturelles ou artificielles, ce sont deux visions de l’agriculture qui s’affrontent.