Aldebert sera sur la scène de la Paille

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Cela fait maintenant 20 ans qu'Aldebert fait rêver petits et grands.

Guillaume Aldebert est un chanteur que l’on connaît tous et qui vit du coté de Besançon depuis sa plus tendre enfance. L’enfance justement … Une époque chère au cœur de l’artiste qui la met en lumière dans ses chansons.

Pourquoi avoir choisi l’enfance comme support à vos derniers albums ?
Je crois que j’ai conservé un cordon ombilical fictif avec cette période. L’enfance est un puits sans fonds, façonnée d’imaginaire, de rêve, d’enthousiasme et de sincérité. Je regarde toujours les enfants depuis le bas, comme une grande personne. Ce sont de véritables modèles avec leur monde bien à eux et leur énergie débordante.

Comment vous adressez-vous à eux dans vos chansons ?
Il est hors de question de les infantiliser, ni même de simplifier le propos. J’ai à cœur de les éveiller sur des thématiques sérieuses, comme l’écologie ou la tolérance, mais sans jamais leur faire la morale. Je ne suis pas là pour ça !

Comment vous sentez-vous lorsque vous jouez devant des enfants ?
Je me sens dans mon élément mais il faut savoir que jouer face à des enfants, c’est agir sans filet ! Les enfants forment un public très exigeant car ils sont sans filtres. S’ils aiment, ils nous le font clairement et simplement savoir. S’ils n’aiment pas, c’est la même chose ! C’est un exercice délicat mais vraiment excitant !

Que faites-vous sur scène pour capter leur attention ?
La scénographie a été travaillée de différentes manières, afin qu’ils ne s’ennuient pas. Je campe différents personnages sur scène, qui représentent l’année scolaire qui défile. Ça canalise les enfants et toute leur énergie car cela raconte quelque chose. Nous faisons intervenir le public également. Par exemple, nous faisons slamer une grand-mère sur la chanson « Super Mamie ». Les papas du public devront la faire voler au-dessus des têtes. Elle sera portée comme un super-héros !

Est-ce tout cela que nous pourrons retrouver à Métabief ?
Exactement ! Nous mettrons toute notre énergie sur scène pour que petits et grands vivent un bon moment de musique et de partage. La scène sera simplifiée mais on y mettra tous les ingrédients nécessaires pour que chacun s’amuse, danse et s’émerveille. Nous faisons en sorte de créer un moment que toutes les générations peuvent vivre ensemble.

C’est votre première fois dans le Haut-Doubs ?
Non, je suis déjà venu à plusieurs reprises. La première fois, c’était lors du Sarbacane Festival, en juillet 2004. C’était au théâtre forestier de Pontarlier, un lieu magique dont je garde un très bon souvenir. Quant au festival de la Paille, c’est la troisième fois que je m’y rends. J’adore l’ambiance et j’y retrouve des amis. C’est toujours un grand plaisir de faire ce festival !

Quelle est votre actualité pour la rentrée ?
J’entame la dernière ligne droite de la tournée « Enfantillages 3 ». C’est un concert énorme, avec plus de trente intervenants en danse et acrobaties. Je fais une pause en Décembre puis je me consacrerai à l’écriture d’un nouvel « Enfantillages » dans lequel je mettrai un peu d’ailleurs venu du monde entier. Je rêverais de faire des duos avec Youssou N’Dour et Manu Chao ! Dans ce nouvel album, j’invite des instruments de tous les continents. Il y aura de nouvelles sonorités à découvrir, pour un peu plus d’évasion.

Vous parlez de raconter des histoires sur scène. Vous le faites également sur un autre support il me semble ?
Oui, tout à fait ! Il existe chez Hachette toute une collection de livres-CD dans lesquels je raconte une histoire tirée de l’un des titres de mes albums. On y retrouve l’histoire que je lis puis la chanson dont elle est tirée. Tous sont illustrés par le talentueux Gérald Guerlais.

Vous habitez toujours dans le Doubs ?
Oui, je suis toujours très attaché à ma région, et notamment à Velotte (quartier de Besançon, NDLR) où j’ai vécu. Je continue à vivre avec des gens avec lesquels j’ai grandi. Ce sont mes racines.

Aldebert sur la Grande Scène de la Paille, à Métabief, samedi 27 juillet, à 18h.