Arrêtés antipesticides : “la mousse médiatique”

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arrêté antipesticides
la législation sur les pesticides en question au tribunal administratif photo d'illustration

Alors que le tribunal administratif de Rennes a suspendu l’arrêté municipal pris par le Maire de Langouët en Ile-et-Vilaine, quelques élus prennent le pas du maire breton pour interdire les pesticides sur leurs communes.

Ils sont dorénavant quatre maires dans le Doubs à vouloir « aller jusqu’au bout pour préserver la santé de leurs concitoyens ». Mandeure, Boussières, Audincourt et plus récemment Devecey ont pris des arrêtés similaires. « Il faut faire bouger les lignes et susciter le débat » se défendent-ils.

Dans la capitale comtoise, Jean-Louis Fousseret parle de « mousse médiatique » à propos de la demande de l’intergroupe (EELV, PC et une association citoyenne) de prendre un tel arrêté anti-pesticides pour Besançon.

Il rappelle que la ville est à zéro phyto depuis plus de dix ans et a été élue deux fois capitale de la biodiversité. Cela ne changerait donc rien à l’existant !

Il demeure un problème dans les zones rurales et particulièrement dans les communes de Besançon Métropole. Si les particuliers ne peuvent plus utiliser de glyphosate pour traiter leurs jardins, ils sont parfois à quelques mètres d’une parcelle agricole traitée légalement (pour l’instant)…

Absurde légalité contre sacro-saint principe de précaution, les juges administratifs vont devoir trancher dans les semaines qui viennent. La justice a peut-être d’autres priorités que de remplacer l’incurie du législateur.

Quant aux agriculteurs responsables et coupables, ils sont condamnés sans procès ! Pourtant, les produits agro-industriels de notre région ont suffisamment démontré par leur qualité que les paysans francs-comtois savent préserver leur territoire.

YQ