Au chevet du petit patrimoine

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Les habitants sont très attachés à ce lieu et veulent le sauver.

Le Bizot, compte une église datée de 1503, classée aux monuments historiques et de nombreuses fermes comtoises. C’est aussi là qu’est né l’Almanach Vermot connu dans toute la France. Là encore qu’une chapelle est en danger.

« Notre-Dame-de-Lourdes au Bizot, c’est un sanctuaire vieux de 150 ans qui fait partie du patrimoine historique du village, un lieu où de nombreuses personnes se rendent encore régulièrement pour s’y recueillir, offrir un cierge, trouver un endroit reposant » explique Maryse Mainier, maire du village. Ce sanctuaire est constitué d’une chapelle élevée sur un éperon rocheux surplombant un parc ombragé appelé la grotte où se trouve Sainte Bernadette en admiration devant la vierge. Chaque Lundi de Pentecôte, il attirait de mille à mille cinq cent pèlerins, venus à pied, et parfois de loin. « Les Pèlerins sont aujourd’hui moins nombreux, mais la messe sous les marronniers est toujours un bel évènement lorsqu’il fait beau » poursuit l’élue.

Mais le temps fait son œuvre et les racines de la haie de troènes autrefois plantée, ont ces dernières années bousculé et menacé la stabilité du mur de soutien bordant le parc. Il y a un an, la commune a donc pris la décision de faire arracher les arbres. Un diagnostic complet a alors été réalisé sur l’état du sanctuaire révélant une situation préoccupante. En effet, le côté nord du rocher sur lequel repose la chapelle est attaqué par le gel et se désagrège petit à petit.

« La somme des travaux nécessaires s’élève à environ 65’000 €. Ce budget ne peut-être entièrement supporté par la Commune, c’est pourquoi nous sollicitons aujourd’hui toutes les bonnes volontés afin de mener à bien et en totalité la rénovation du sanctuaire via une plateforme de financement participatif dartagnans.fr » explique la première magistrate insistant que tout don aura des contreparties et sera défiscalisable. Le premier palier était d’obtenir 2000 €, afin de lancer les travaux urgents c’est-à-dire la consolidation des fondations de la chapelle. C’est fait. Le second palier de 5000 € atteint permettra de refaire le mur d’enceinte où la haie de troëne a été supprimée et de poser une barrière sur celui-ci afin de sécuriser le site. Le troisième palier de 10 000 €, permettrait quant à lui de financer la totalité des travaux de maçonnerie, mais aussi de rénover la zinguerie de la chapelle, changer les spots par de l’éclairage leds. « Notre objectif est de réaliser la totalité de ce projet en 2020 ».