Automobilistes, attention au gibier!

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Une collision avec un sanglier peut occasionner de gros dégâts...

Les collisions avec les animaux sont relativement fréquentes dans notre région. Et c’est d’autant plus vrai en cette période. La Gendarmerie informe donc la population en expliquant quoi faire en pareil cas.

« Comme pour tout accident, vous devez d’abord prendre des mesures de sécurité. Si cela vous est possible, immobilisez votre véhicule de manière à gêner le moins possible la circulation et enfilez votre gilet fluorescent pour être visible. Enfin, placez le triangle de pré-signalisation sur la route, en amont de votre voiture, pour avertir les autres automobilistes du danger » expliquent les gendarmes. Jusque-là donc, des consignes classiques. Mais attention si l’animal percuté est encore vivant… « Ne vous approchez pas de l’animal accidenté. Il pourrait avoir un comportement agressif et vous blesser ».
Deux cas de figures peuvent se présenter. S’il s’agit d’un petit animal, lapin, lièvre, perdrix, vous devez le laisser sur place, par contre « s’il s’agit d’un grand gibier, cerf, chevreuil, sanglier, chamois, vous pouvez l’emporter à condition d’en avoir avisé la gendarmerie ou la police selon l’article L 424-9 du code de l’environnement ». Si vous ne pouvez pas l’emporter, il faut en aviser les services municipaux compétents qui feront intervenir une société d’équarrissage si l’animal pèse plus de 40 kilos. En deçà de ce poids il sera simplement enterré.
Maintenant se pose le problème de votre véhicule. « Nous vous conseillons d’utiliser la fonction appareil photo de votre téléphone pour figer la scène et transmettre les photos et votre constat à votre assurance. Vous avez 5 jours pour cela. S’il s’agit d’un accident avec un animal sauvage, en raison notamment de son caractère imprévisible, vous n’aurez pas de malus » poursuit la gendarmerie qui tient à conclure en appelant à la prudence.