Besançon : Anne Vignot inaugure son local de campagne

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Permanence Anne Vignot
Au 75 Grande Rue, Anne Vignot EELV et ses soutiens du PS, du PCF, de Génération.s et l'association "A gauche Citoyens" avaient fait le plein ©YQ

L’union de la gauche bisontine, version 2020, avait réuni ses soutiens mercredi 15 janvier pour inaugurer un lieu d’échanges et de débats au cœur de la boucle, à quelques mètres de son principal concurrent à la Mairie de Besançon.

La « gauche plurielle » surfe sur un bon sondage

L’Est Républicain publie ce jour un premier sondage (Ipsos/Sopra Steria) à deux mois du premier tour des élections municipales (15 et 22 mars 2020). Il place Anne Vignot largement en tête avec 34% des intentions de vote, égalant le score de l’union de la gauche menée par Jean-Louis Fousseret en 2014. Elle devance Eric Alauzet, le candidat LREM de 11 points (23%) et Les Républicains de Ludovic Fagaut qui pointe à 15%. Pour autant, le pourcentage d’indécis certains d’aller voter reste important (14%) sans évoquer l’abstention qui peut rebattre les cartes.

Inauguration sur fond de polémique

“Sidération” pour Jean-Philippe Allenbach, “pure folie” pour Ludovic Fagaut, la candidate EELV et adjointe de la majorité sortante fait une proposition « genrée ». Celle qui lutte contre les discriminations à l’embauche, contre les comportements sexistes à l’école (jeux masculins et féminins dans les cours d’école – 8 mars 2019 – Forum de la presse) voudrait instaurer une “carte citoyenne et identité de genre” que certains voudraient apparenter à un fichier identifiant certaines personnes selon des critères relatifs à leur orientation sexuelle. Interrogée à l’inauguration de sa permanence, Anne Vignot relativise le sens de sa proposition. Il faut, selon la candidate écologiste “permettre aux personnes transgenres ayant déjà déposé un dossier officiel de changement de genre, d’anticiper celui-ci par une carte d’identité strictement locale délivrée par la Mairie précisant un prénom différent de celui de l’Etat-Civil”. La CNIL et le bras armé de la Loi (articles L226.16 et suivants du Code Pénal) ne verraient probablement pas le progrès sociétal dans l’atteinte aux données personnelles de la part d’une municipalité qui se doit la garante des libertés individuelles. Et Ludovic Fagaut, le candidat Républicains de commenter “C’est une folie. Les bisontines et les bisontins attendent des mesures concrètes de leur maire en matière de sécurité, d’économie et de pouvoir d’achat plutôt qu’un gadget électoral qui fera pschitt devant la CNIL”.

“Petites phrases et Grand soir”, il y avait du monde autour d’Anne Vignot (EELV) Nicolas Bodin (PS)  Christophe Lime (PCF) et les autres partenaires d’une gauche unie qui entend conserver le pouvoir à Besançon. Un premier sondage leur annoncerait un printemps fleuri, normal pour la tête de liste qui se bat pour le climat.

Yves Quemeneur