Besançon : ça décoiffe chez Jean-Philippe Allenbach

153
Jean-Philippe Allenbach
Jean-Philippe Allenbach, tête de liste des "Régionalistes"©YQ

La tête de liste des “régionalistes” affinait son projet municipal ce lundi 10 février. Avant de faire connaître les 57 noms de la liste vers le 20 février, Jean-Philippe Allenbach affirme sa différence : “Besançon est en déclin”.

Référendum d’initiative populaire

Pour le candidat franco-suisse, cela va de soi. La municipalité doit créer des contre-pouvoirs. Si 10% des électeurs inscrits à Besançon s’opposent à une décision municipale, le Maire doit organiser un référendum dont le résultat sera décisionnaire. Au niveau d’un quartier, 20% de la population du quartier peut freiner une décision qui les concerne.

Référendum de sécession avec la Bourgogne

Jean-Philippe Allenbach enfonce le clou. “Si Besançon et la Franche-Comté restent dans le giron de la région Bourgogne Franche-Comté, on est foutu”. Il souhaite donc organiser un référendum consultatif auprès des habitants de Besançon. Si le résultat est pour la sécession, il demandera à la Région l’organisation d’un référendum étendu pour sortir de la grande région actuelle et rendre son autonomie à la Franche-Comté.

L’attractivité du centre-ville

Plus d’horodateurs dans la ville. Ils seront remplacés par un « disque bleu » comme à Pontarlier. Les automobilistes auront 2 heures de stationnement ; au-delà, c’est une amende ramenée à 17€ ou bien changer la voiture de place. La tête de file des “régionalistes” veut un stationnement et les transports en commun gratuits le samedi et revoir le plan de circulation pour désengorger certains axes routiers.

Une gestion plus rigoureuse et attractive pour les entreprises

Jean-Philippe Allenbach veut restructurer la dette de la ville. “C’est une économie de 6 millions d’euros par an” dit-il. Pour attirer les nouvelles entreprises il entend négocier des accords au cas par cas exonérant de taxes les nouvelles installations en se remboursant sur une part du chiffre d’affaires généré par l’entreprise après la phase de démarrage.

Un nouvel aménagement urbain

“Il faut arrêter le bétonnage des quartiers et caler les nouvelles constructions à l’évolution de la population”. Côté historique, le cœur de ville reprend toute sa place. Le musée de la résistance et de la déportation, le musée comtois redescendent place de la Révolution qui devient la Place Charles-Quint, “ce grand bienfaiteur de Besançon” selon Jean-Philippe Allenbach.  La citadelle sans le zoo (le candidat s’interroge sur l’aquarium et le noctarium…) redevient un lieu de fortifications visitable gratuitement par des navettes électriques depuis le cœur de ville.

Sécurité publique à la charge de la ville

Le candidat régionaliste veut que la tranquillité publique soit assurée par la police municipale. Il souhaite négocier à terme avec l’Etat le transfert à la ville de la police nationale et créer un corps municipal de 650 policiers municipaux formés. Ce transfert serait financé par un remboursement de l’Etat. Il souhaite aussi que la gendarmerie nationale devienne une « police régionale ».

Et l’écologie ?

“Si on me demande de sauver la planète, je n’y arriverai pas” dit-il sur un ton ironique. “Mais je m’occupe des bisontins”. Il ne craint pas de tacler Anne Vignot dont la liste est “totalitaire par nature. Elle veut tout interdire mais ne s’occupe pas de la dépollution de la Loue, élément essentiel des ressources en eau de l’agglomération”.

Seniors, les oubliés de la campagne

Jean-Philippe Allenbach souhaite instaurer une carte de résident pour tous les habitants. Et pour les seniors qui ont vécu plus de 15 ans à Besançon et qui sont en maison de retraite, la ville prendrait en charge 50% des frais de maison de retraite pour alléger la charge financière pour les enfants.

Le candidat régionaliste fait du principe de subsidiarité l’axe central de son projet. Besançon doit être gérée par les Bisontins. Et tant qu’à se rapprocher, autant se rapprocher de la Suisse et s’éloigner de Dijon. Peu de candidats feront de la surenchère sur les propositions de Jean-Philippe Allenbach ; un bon moyen de créer une campagne dynamique.

Yves Quemeneur