Besançon, capitale des Travaux Publics

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Carrefour des collectivités locales 2019
Jean-Louis Fousseret Maire de Besançon, Alain Grizaud Président de Canalisateurs de France, Christine Bouquin Président du département du Doubs, Patrick Genre Président de l'association des Maires du Doubs, Eric Vermot et Vincent Martin de la fédération des travaux publics ©YQ

Pour la 8ème année consécutive, entreprises de travaux publics, décideurs politiques et techniciens des collectivités se donnent rendez-vous à Micropolis. Le 10 et le 11 octobre, ils pensent concrètement avenir des territoires et bien-être des populations.

Carrefour des collectivités locales 2019
Vincent Martin Président de la Fédération des Travaux Publics de Bourgogne Franche-Comté©YQ

Vincent Martin, le Président régional BFC de la Fédération des Travaux Publics a de nouveau rappelé l’apport des 1 100 entreprises régionales et leurs 11 000 salariés et apprentis à la construction des routes ou des ponts, des réseaux d’eau et d’assainissement comme des bassins de rétention, le transport de l’énergie, les voies ferrées et fluviales ou encore l’éclairage public.

Dans cette période pré-électorale, les choix ne se feront pas uniquement par de belles promesses mais par des investissements publics au service des citoyens. La sécurité, la tranquillité et le respect de l’environnement sont au cœur des attentes des habitants, en zone urbaine et rurale. Le secteur des Travaux Publics est donc le maillon indispensable dans la réalisation de ces investissements.

Des budgets sanctuarisés
Carrefour des collectivités locales 2019
Christine Bouquin Présidente du conseil départemental du Doubs, acteur majeur des investissements routiers ©YQ

“Les TP, c’est 70% de commandes publiques. Nous souhaitons que des budgets sanctuarisés soient fléchés sur des grands projets structurants à 10-15 ans” suggère Vincent Martin. Dans la région, on pense bien entendu au contournement de Pontarlier, à la mise à 2×2 voies de l’ensemble de la RN57 ou encore terminer la rocade bisontine entre les tours de l’Amitié et Beure. Sur ce dernier point, Joël Mathurin le préfet du Doubs “a affirmé vouloir aboutir dans les 2 ou 3 ans à venir” !!!

La volonté politique, quand elle existe, ne suffit pas. “La France est passée de la première à la septième place sur la qualité de ses infrastructures selon l’OCDE. Je demande à l’Etat de cesser de jouer « petits bras ». L’économie des territoires et la sécurité des usagers en dépendent” a poursuivi le patron des TP de la région.

L’eau, un bien précieux
Carrefour des collectivités locales 2019
Le préfet Joël Mathurin et Jean-Louis Fousseret Président de Grand Besançon Métropole, entourent un jeune apprenti de l’école des métiers mettant “en eau” une canalisation réalisée par les élèves de l’école ©YQ

Pour Alain Grizaud, président de Canalisateurs de France, l’organisation professionnelle qui regroupe les entreprises de réseaux d’eau et d’assainissement, “le coût de l’eau n’est pas très élevé en France. Il ne faudrait pas que des promesses électorales à court terme pénalisent les investissements indispensables pour maintenir la qualité de l’eau et la maintenance des réseaux”

Carrefour des collectivités locales 2019
Vincent Martin Président le FRTP Bourgogne Franche-Comté, Eric Vermot Président du “Cluster éco-chantiers” et un apprenti de l’école des métiers devant la fontaine créée à l’occasion du carrefour des collectivités ©YQ

“L’eau constitue un enjeu majeur pour maintenir et développer la vie sur notre planète”.

Pourtant, on estime à 25% en moyenne les pertes en eau sur les réseaux de distribution. Investir dans les réseaux, c’est donc à la fois un enjeu économique mais aussi une action citoyenne pour préserver ce bien précieux.

Gestion de l’eau, tous responsables

En mettant en avant le thème de l’eau, les entreprises de Travaux Publics et les collectivités locales ne se trompent pas de combat. Le transfert de la compétence « eau et assainissement » des syndicats vers les EPCI (communautés de communes, agglomérations, métropoles) nécessite de nouvelles organisations pour établir des diagnostics précis et lancer les appels d’offres. L’urgence climatique demande des réponses rapides.

Les TP : innovation et formation

Longtemps  parent pauvre du recrutement et de la formation, le secteur des travaux publics sait aussi innover pour intéresser de plus en plus de jeunes dans une filière indispensable à l’équilibre harmonieux et durable des territoires. « L’école des métiers des travaux publics » est un bel exemple de réussite en Bourgogne Franche-Comté. Enfin, ces entreprises sont également à la pointe des nouvelles technologies dans le recyclage des déchets de construction ou l’innovation sur des routes plus « propres ». Le carrefour des collectivités locales est « the place to be » pour l’avenir des territoires.

Yves Quemeneur