Besançon : la fraude en net recul sur le réseau Ginko

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tram Besançon
"les promesses n'engagent que ceux qui les croient"

“Frauder, on parie que vous allez perdre ?” Le plan de lutte contre la fraude porte ses fruits. Le réseau Ginko connaissait un niveau important de fraude depuis de nombreuses années. Et si le civisme entrait dans les mœurs !

6 points de moins

Estimé à 9,4%, le taux de fraude a diminué de 6 points depuis novembre 2018. Il a diminué de 4,2 points sur le réseau de tram et a été divisé par deux sur les lignes de bus. Keolis Mobilités a mis en œuvre des actions pédagogiques plus que répressives. En particulier, pour les primo-fraudeurs, Ginko offre la possibilité d’acheter un abonnement de deux mois sur le réseau au lieu du paiement de l’amende. Bien entendu, en cas de récidive, le fraudeur ne peut pas bénéficier de cette offre deux fois.

Autre monde, autre méthode. Des contrôleurs en civil vérifient que chaque personne montant à bord d’un tram ou d’un bus, valide bien son titre de transport. Cela évite de déranger les voyageurs en règle et permet au contrôleur de cibler les fraudeurs. Dans les bus, nombreux sont les conducteurs à s’assurer que les voyageurs valident leur carte. Enfin, l’amabilité des agents du réseau (conducteurs et contrôleurs) et des tarifications attractives en comparaison des villes de même taille font le reste. La fraude sur le réseau Ginko représente un manque à gagner de près de 1 million d’Euros pour le budget transports de Grand Besançon Métropole.

La répression “aimable” est une arme dissuasive. Parler « voyageurs » plutôt « qu’usagers », c’est enfin un respect mutuel gagnant-gagnant.

Yves Quemeneur