Besançon, l’union de la gauche version 2020 : “Besançon par nature”

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Besançon liste
Anne Vignot, tête de liste "Besançon par nature" présentait ce samedi 8 février les 57 co-listiers d'une liste résolument union de la gauche ©YQ

Ce samedi 8 février 2020, Anne Vignot présentait la liste “Besançon par nature”. Le stade de la Malcombe était l’endroit rêvé pour lancer la dernière ligne droite d’une campagne qui va montrer les dents.

L’union de la gauche plus verte que rose

Besançon était dirigée depuis Jean Minjoz par une majorité où SFIO puis Parti socialiste façon Congrès d’Epinay qui fonde en 1971 avec François Mitterrand la stratégie d’union de la gauche avec le parti communiste français. Bientôt 50 ans plus tard, l’écologie a ratissé large sur les terres de la gauche traditionnelle. Il était donc logique que Anne Vignot et EELV endosse le costume de maire de Besançon…ou plutôt tente de conquérir le fauteuil d’un édile qui avait choisi en 2016 de faire confiance à Emmanuel Macron.

Une liste résolument écologiste

Avec 20 co-listiers estampillés EELV contre 14 candidats du PS et 8 du Parti Communiste, Europe Ecologie Les Verts tiendra les rênes de la ville ; de Grand Besançon Métropole, c’est moins sûr même si la présence de Nicolas Bodin en n°2 de la liste, pourrait rassurer quelque peu les élus des communes périphériques. Avec une moyenne d’âge de 47 ans, la liste “Besançon par nature” est relativement jeune (de 19 à 71 ans) mais question renouvellement, on y trouve quand même 14 élus sortants de la précédente majorité dont plusieurs adjoints à Jean-Louis Fousseret. Quelques figures socialistes plutôt modérés sont passés à la trappe ! Nicolas Bodin en profite pour tacler certains de ses anciens amis socialistes qui n’ont pas craint rejoindre la liste macroniste d’Eric Alauzet, voire celle de Ludovic Fagaut. “Je suis et je reste cohérent avec mes valeurs de socialiste” a-t-il conclu. Les quatre premiers de la liste sont déjà bien connus et clairement étiquetés à gauche : outre Anne Vignot (EELV), Nicolas Bodin (PS) et Christophe (PCF), se faufile Elise Aebischer (Génération.s)  conseillère régionale ex-PS.

Anne Vignot l’a encore martelé ce samedi. “Face à ce qui nous arrive en matière de dérèglementation climatique, l’effondrement de la biodiversité, des mesures drastiques doivent être prises dans une trajectoire globale et au niveau local. La fracture sociale s’est aggravée et nous devrons aider les jeunes de Planoise qui se laissent entraîner dans le banditisme en faisant preuve de solidarité”. Elle conclut son propos en évoquant la crise démocratique qui touche particulièrement la ville de Besançon à l’histoire sociale si riche. “Je veux une ville chaleureuse, où il fait bon vivre. Nous mettrons en place une gouvernance par projets avec une vision globale permanente”.

D’ici le 15 mars, date du premier tour, la liste “Besançon par nature” tiendra une grande réunion publique le 4 mars en présence d’une sénatrice EELV, d’Olivier Faure 1er secrétaire du parti socialiste et Pierre Laurent le patron du Parti communiste. Besançon va-t-elle rester une terre de gauche ? Cette liste d’union et de rassemblement le souhaite avec une très large présence des écologistes.

Yves Quemeneur