Besançon Municipales sur querelles d’enfants gâtés

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Les vacances scolaires commencent et les candidats ont investi les cours d’écoles pour s’écharper. Quand les idées manquent ou qu’elles sont toutes semblables, il ne reste plus que des querelles de maternelle pour séparer les candidats.

Un journaliste de l’Est Républicain, à la plume acide et à l’appareil-photo instantané, évoque avec humour ou ironie c’est selon,  un vrai problème de circulation à Besançon : les véhicules qui se garent à toute heure sur les trottoirs (qui n’en sont plus). Piétons, parents avec des poussettes et personnes à mobilité réduite sont en permanence obligés d’aller sur la route au risque de se faire renverser par un bus à soufflet ou une voiture. En fixant sur la pellicule un magnifique et puissant coupé allemand stationné devant la permanence d’Anne Vignot (EELV-PC-PS) dans la grande rue, le journaliste ne faisait que commenter une mesure radicale et de bon sens : verbaliser et enlever ces véhicules qui n’ont rien à faire sur les trottoirs. L’humour journalistique n’a pas été du goût des partisans de l’écologiste au vu des nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. “Des voitures comme çà devraient être interdites”“Comment peut-on acheter honnêtement une voiture au prix d’un appartement”“c’est scandaleux de faire penser que c’est la voiture d’un co-listier écologiste”. Certains allant jusqu’à identifier le propriétaire du bolide.

vitrine souillée par des affiches politiques
le parti de Christophe Lime, partenaire de la liste écologiste…ne craint pas de détériorer les devantures de magasins, même s’ils sont fermés ©YQ

Au demeurant, l’un des partis qui soutient la candidate écologiste (le PCF en l’occurrence) ne craint pas de s’afficher sur les vitrines de magasins fermés du centre-ville. La propreté fait partie intégrante de l’écologie, non ?

Des soutiens et des slogans à géométrie variable

« il faut ratisser large »…chaque voix compte dans une élection, même en inventant des soutiens et en copiant des slogans. Le candidat officiel de la République en Marche fait profil bas de son investiture jupitérienne. Difficile de trouver sur ses documents de campagne une référence au parti majoritaire dont il fait partie. Et tant qu’à faire, il se recommande d’une organisation écologiste qui découvre avec étonnement un soutien qu’elle n’a jamais donné. Pour faire bon poids, le même candidat utilise un slogan et des couleurs utilisés par une concurrente. Très en colère la candidate, comme une enfant à qui un camarade a pris son goûter dans la cour de récré !

Cette même candidate qui en veut à un autre camarade de lui avoir « chipé » la marque d’un parti. Alors, puisque il faut…Agir…, elle agit par l’intermédiaire d’un co-lisier référent de ce parti. On n’en vient pas aux mains mais au courrier recommandé :…”Après en avoir référé à la direction nationale d’AGIR, il apparaît que ce mouvement n’a, en aucun cas, apporté son soutien à la liste de Monsieur Ludovic Fagaut, comme il n’a apporté son soutien à aucune autre liste sur Besançon…” Ambiance !

Le même Ludovic Fagaut répond par voie de presse que deux co-listiers étant adhérents du dit parti, il est donc autorisé à s’en recommander.

Le surveillant de la cour de récréation va-t-il siffler la fin des querelles ? Ce surveillant, c’est chacune et chacun des citoyens qui voteront les 15 et 22 mars prochains. Leur choix est primordial pour l’avenir de Besançon. Croissance ou décroissance – écologie punitive ou positive – répression ou pédagogie – sport et tourisme ou sport ou tourisme – hausse des impôts ou baisse des dépenses publiques ? Tous ces sujets sont dans les programmes, il suffit de les lire au lieu d’écouter les querelles d’enfants gâtés.

Yves Quemeneur