Besançon plongée dans la spirale de l’insécurité ?

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Une nouvelle agression gratuite commise le 9 février dans une rame de tramway autour de la zone des Marnières attise à nouveau la querelle entre majorité et opposition à Besançon.

“Un jet de projectile sur un tramway”

Anne Vignot semble relativiser la gravité de l’agression. Dans un communiqué, la Maire de Besançon évoque “un groupe d’individus molestant les passagers à bord du tramway a été conduit hors de la rame par l’équipe de contrôle de Ginko. Suite à cela, un projectile a été lancé par ces mêmes individus sur le tramway dans le secteur Marnières, ne faisant aucun blessé”. Le communiqué de la Maire précise l’intervention de la gendarmerie au cours de laquelle un premier individu a été appréhendé. Il semblerait donc que les personnes sorties du tram par les agents Ginko, aient pu s’échapper avant l’arrivée des gendarmes !

Anne Vignot conclut son communiqué “La présidente de Grand Besançon Métropole condamne cet incident. Elle apporte tout son soutien aux voyageurs présents et ses remerciements aux équipes de Ginko mobilisées avec grand professionnalisme…Elle remercie les forces de sécurité de leur intervention”. S’agit-il vraiment d’un simple incident ?

“Les délinquants, eux, agissent, pendant que la majorité réfléchit encore !”

Il n’en fallait pas plus à Ludovic Fagaut et l’équipe d’opposition de « Besançon Maintenant » pour parler de “spirale de l’insécurité et des attaques violentes”. Ludovic Fagaut rappelle “une agression à caractère raciste sur un parking de Battant le 1er février, un homme attaqué à coups de sabre à Planoise dans la nuit du 6 au 7 février et les passagers du tramway agressés gratuitement par une bande de délinquants le 9 février. Ces faits graves montrent qu’il est urgent d’agir pour éviter le pire”.

Les élus d’opposition de « Besançon Maintenant » regrettent que “la majorité municipale n’ait toujours pas fait de la sécurité une de ses priorités…minimise le débat et reste enfermée dans une logique de réflexion perpétuelle qui conduit à l’inaction”. Le chef de file de l’opposition bisontine cible particulièrement Benoît Cypriani, l’adjoint en charge de la sécurité “qui se focalise sur la chasse aux voitures et met en doute la capacité des policiers municipaux à porter une arme létale, en parlant de risques de bavures”. Ludovic Fagaut termine sa réponse à Anne Vignot : “chaque agression est une agression de trop. Nous appelons la majorité…à agir enfin contre l’insécurité et la délinquance qui prospèrent à Besançon”.

Il est vrai qu’en ces temps de Covid et de couvre-feu, la sécurité est un bien commun qui appartient à tous. Majorité et opposition pourraient au moins s’entendre là-dessus.

Yves Quemeneur