Besançon se dote d’une salle d’escalade de niveau international

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salle d'escalade Besançon
Belle architecture où le mur de 18 mètres de haut se découpe dans le ciel du pôle sportif de Montrapon ©YQ

A proximité du stade Léo-Lagrange, les automobilistes et les passagers de la ligne 3 se sont longtemps étonnés d’une construction futuriste. Elle abrite l’une des salles d’escalade les plus importantes de France inaugurée ce mercredi 8 janvier 2020.

Salle d’escalade Marie Paradis

Jean-Yves Pralon, le vice-président de Grand Besançon Métropole en charge des sports souhaitait mettre à l’honneur une femme en inaugurant cette salle d’escalade qui place Besançon à un très haut niveau d’équipement. Finalement, c’est le nom de Marie Paradis qui a été choisi devançant Catherine Destivelle, l’alpiniste et grimpeuse célèbre dans les années 90.

Marie Paradis
Marie Paradis, première femme à avoir gravi le Mont-Blanc au début du XIXème siècle – gravure anonyme

Marie Paradis est né à Chamonix en 1778. La servante d’auberge va se laisser entraîner par une bande d’amis guides sur les pentes abruptes du sommet de l’Europe. Elle est considérée comme la première femme à avoir atteint le sommet du Mont-Blanc autour de 1810 (les témoignages divergent sur la date exacte) soit 30 ans avant Henriette d’Angeville dont l’ascension fut beaucoup plus médiatisée. Escalader le Mont-Blanc en 2020 demeure un exploit pour les milliers d’adeptes de l’escalade. Imaginez ce qu’était l’ascension au début du XIXème siècle. C’est donc un choix judicieux de donner le nom de cette salle d’escalade à une femme qui demeure la première à avoir vaincu le Mont-Blanc.

Entre randonnée, alpinisme et via ferrata

La Franche-Comté et particulièrement la métropole bisontine possède de magnifiques itinéraires de randonnée pédestre et des circuits de trail. Les amateurs d’escalade n’avaient qu’une petite salle rue Einstein à Besançon sinon d’aller côtoyer le ciel dans les Alpes. Les beaux jours attirent aussi les amateurs de grimpe vers les quatre via ferrata du département comme celle des Échelles de la Mort dans les gorges du Doubs, celle de Consolation ou encore à Nans s/s Sainte Anne et Ornans. En investissant dans une salle de niveau international, Grand Besançon Métropole (GBM) conforte son attractivité touristique.

Toujours plus haut
salle d'escalade
Une partie de mur de difficultés de 18 mètres de haut offrant 55 voies potentielles ©YQ

La salle concilie les trois spécialités de l’escalade qui feront leur entrée aux prochains jeux olympiques de Tokyo. Elle est donc un équipement structurant pour une ville qui se place dans l’aventure olympique de Paris 2024. Label “Terre de jeux”, Besançon entend devenir l’un de centres de préparation aux jeux olympiques de Paris 2024.

salle d'escalade de Besançon
Vincent Schmidt figure emblématique du centre omnisports N&L Croppet, sait dépasser son handicap sur le mur d’escalade ©YQ

Dotée d’un mur de vitesse et d’un espace de blocs homologués par la fédération internationale d’escalade, la salle offre 1 800m² de surface grimpable dont un mur de difficulté de 18 mètres de haut offrant 55 voies potentielles. Les amateurs de grimpe ont à leur disposition 10 000 prises sur l’ensemble de la stucture. Toujours plus haut, c’est aussi la devise de la Fondation N&L Croppet qui souhaite que la salle d’escalade soit aussi accessible aux handicapés “18 mètres pour tous” comme l’a démontré Vincent Schmidt.

salle d'escalade
L’escalade est un sport ouvert aux enfants ©YQ
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Nao Monchois, ambassadeur sportif du Grand Besançon Métropole, est membre de l’équipe de France et en route pour les qualifications de Paris 2024 ©YQ

Le pôle sportif de Montrapon (stade Léo-Lagrange, Palais des sport Ghani Yalouz) complète son offre multi-sports. Animée par l’association Entre-temps Escalade, la salle accueille également le siège social du Club Alpin Français qui regroupe toutes les pratiques de montagne.

“Grand Besançon Métropole au sommet de la pratique de l’escalade” conclut le dossier de présentation. Celles et ceux qui veulent escalader la mairie de Besançon en mars prochain n’avaient pas manqué ce rendez-vous.

Yves Quemeneur