Bonne nouvelle (Espérance de vie)

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Entre le nouveau concept du “travailler plus pour gagner moins” décliné jeudi soir en conférence de presse par notre président, la flèche de la discorde de Notre-Dame de Paris, ou encore l’état des lieux préoccupant (pour ne pas dire alarmant) de la biodiversité de la planète, on ne peut pas dire que l’actualité de ces derniers jours s’est révélée particulièrement réjouissante.

Ironie du sort pour l’adepte des revues de presse que je suis, il a fallu que ce soit la une d’un périodique auquel mon fils d’une dizaine d’années est abonné, qui me permette de trouver cette semaine dans la presse écrite, ce que l’on appelle communément une “information positive”.

Enfin positive, pas tout à fait. Car comme souvent il convient de décrypter l’ensemble des données de l’énoncé d’un problème (ou d’une solution), pour parvenir à l’appréhender, le cultiver, puis l’intégrer dans sa totalité. Mais quand même, disons, que cette information incite globalement à faire montre
d’optimisme quant à notre devenir.

“En 17 ans, l’espérance de vie des êtres humains à augmenté de 5 ans et demi” titrait en effet mercredi dernier, le Petit
Quotidien.

Tout en précisant, plus bas, dans son accroche :

“Sur la Terre, une personne née en 2000 peut espérer vivre jusqu’à 66 ans et demi. Une autre, née en 2016, peut espérer atteindre les 72 ans”. Il fait bon être jeune !

C’est un fait, les êtres humains vivent de plus en plus longtemps car ils sont mieux soignés. De cela, on ne peut que se réjouir.

Mais, car il y a presque toujours un mais, on observe encore de criantes différences. Même beaucoup trop.

Car selon le lieu de naissance, les habitants des pays les plus pauvres vivront en moyenne 18 ans de moins que ceux des pays riches, comme le nôtre. Soit une génération ! Ce n’est pas rien.

En France, l’espérance de vie est aujourd’hui de 82 ans : 85 ans pour les femmes, 79 ans pour les hommes.

Tiens donc, pourquoi personne ne manifeste avec pancartes, porte-voix et slogans, contre cette formelle inégalité ? Bref, passons rapidement, car sinon nous risquons des crispations inutiles…

Toujours est-il qu’en fin de page, un encadré rappelait que l’espérance de vie avait doublé en France depuis 100 ans, et qu’il n’y a pas d’âge pour être vieux, puisque même si le patrimoine génétique reste une base incontournable de notre être, notre issue dépend surtout de la vie que l’on a eue, et des soins que l’on a reçus.

Des éléments qui ne font que confirmer qu’il faut avant tout veiller à bien vivre.

A oser choisir, même si cela peut sembler utopique ou inaccessible, une existence qui nous ressemble : à croire en nos rêves, à les colorer de nos perceptions, de nos convictions, de nos intuitions, de nos acuités émotionnelles ou sentimentales, à se passionner, à s’émouvoir, à vibrer…

Bref, à édifier notre destinée comme bon nous semble,
à flirter le plus près possible de notre idéal. Avec en ligne de mire, l’espérance d’une vie meilleure, épanouie, accomplie. Pour que (re)viennent les jours heureux.

Voilà qui serait, une vraie bonne nouvelle…