« Bouge ta boîte », l’inconscient collectif sur l’entrepreunariat féminin

C’est sur le constat qu’il n’existait pas de réseau business strictement féminin que Marie Eloy, une entrepreneure bretonne, a lancé en 2016 "Bouge ta boîte" pour que les femmes aient un impact réel sur l’économie et dans leurs territoires.

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Cécile Nantillet est installée à Châtillon-le-Duc. Elle est décoratrice d’intérieur et « boosteuse » de Bouge ta boîte pour la région de Besançon

Pour Cécile Nantillet, la « boosteuse » du nouveau cercle bisontin, le réseau n’est pas féministe (on notera quand même dans la plaquette de présentation quelques rappels à l’écriture inclusive). Le concept réside surtout dans la mise en commun des compétences, « de parler de croissance et de financement, de gagner en chiffre d’affaires, en rentabilité et en visibilité les unes grâce aux autres ».

Bouger les lignes des dirigeantes de TPE

Elles sont community manager, infirmière libérale, consultante, artisane, commerçante, photographe, cuisinière ou encore juriste. Elles cumulent souvent la triple casquette de mère de famille, femme et entrepreneuse…un emploi du temps à rallonge alors que 67% d’entre elles gagnent moins de 1500€ par mois.

Un réseau structuré

110 cercles en France fédèrent 1 700 dirigeantes de TPE (moins de 20 salariés). Le cercle franc-comtois créé il y a quelques mois par Cécile Nantillet, une architecte d’intérieur bisontine, compte déjà une douzaine de femmes. Le 6 octobre, un « boug’up » réunissait une vingtaine de futures « bougeuses » dans les locaux de Coopilote à Besançon. L’animatrice de réseau Léticia Farine a « boosté » les dirigeantes présentes : chacune expose son activité et remercie le groupe de sa contribution. L’adhésion des entrepreneures doit répondre à trois critères : pas d’activités en doublons (pour éviter les problèmes de concurrence), une entreprise créée il y a plus d’un an et un montant d’adhésion au réseau de 495 € hors taxes/an.

Françoise Guinchard, la « Fileuse de nuages » propose du coaching pour désencombrer les lieux de vie et/ou de travail pour plus d’efficacité et de temps libre ; le « Gazell’chat » d’Aurélie Soulier –Konecki met ses 13 années d’expérience en ostéopathie pour que chaque femme se reconnecte à son corps. Coaching, beauté ou finance, les « bougeuses » bisontines se réunissent une fois par mois et participent à des séances de formation et des webinaires pour améliorer leur performance économique.

Pour Cécile Nantillet « si chacune bouge sa boîte, que les Cercles d’entrepreneures bougent leur territoire, nous bougerons les lignes de l’Economie ».

Yves Quemeneur

+ d’infos Cécile Nantillet « HappyDécoration » 06 86 86 32 94