Budget primitif 2021 pour Grand Besançon Métropole

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Point central du conseil communautaire du jeudi 8 avril 2021, la discussion et le vote du budget primitif s’annoncent « robustes » à l’image d’un projet financier à mi-chemin entre crise sanitaire et sortie du tunnel.

La présentation à la presse du budget primitif 2021, c’est le règne de l’incertitude ! Qui pourrait le reprocher à un exécutif confronté depuis un an à la crise sanitaire et ses incidences économiques et sociales à court et moyen terme.

Pour Anne Vignot « Grand Besançon Métropole a été en première ligne dans la gestion de la crise liée au coronavirus. Depuis mars 2020 et pendant toute l’année notre mobilisation a été entière. Le budget 2021 en atteste ». La présidente assure que le budget 2021 « met en évidence l’importance des enjeux de cohésion et de solidarité et maintient sans faiblir ni fléchir la mise en œuvre du projet de territoire autour des 4 grandes orientations : cohésion, alliances, effervescence et transitions ».

308,6 millions d’euros en 2021

Tous budgets confondus, le montant de l’investissement représentera plus de 73 millions (100 millions si l’on intègre les dépenses déjà engagées). La communauté urbaine entend bien financer ce budget sans augmentation des taux de fiscalité. Avec près de 309 millions d’euros, le budget du Grand Besançon tend à favoriser le rebond économique en tenant compte des enjeux d’aujourd’hui et de l’avenir « dont l’importance nous est rappelée cruellement à travers la crise sanitaire ou encore les désordres climatiques et la baisse de la biodiversité que tout un chacun peut constater » ajoute la présidente de GBM.

Quatre opérations emblématiques marquent l’année

La structure Bio-innovation inaugurée fin mars imprime concrètement l’avance mondiale de Besançon capitale des thérapies du futur. Cet équipement innovant offre aux start-up un lieu d’excellence pour les biothérapies.

La nouvelle gouvernance accélère fortement le programme de pistes cyclables portant son budget annuel de 800K€ à 2 millions sur toute la durée du mandat.

Un effort financier sur les transports en commun et notamment l’ouverture d’une autorisation de programme de plus de 11 millions d’euros pour l’achat de 8 nouvelles rames de tramway, particulièrement nécessaires sur les Hauts de Chazal.

Enfin le début de la mise en œuvre du Nouveau Programme de Rénovation Urbaine (NPRU) à Planoise. Les premières déconstructions auront lieu en 2021 pour un programme de 180 millions d’euros sur 10 ans.

La mobilisation se poursuit en 2021 face à la crise

L’impact de la crise sanitaire a été de près de 9 millions d’euros pour la seule année 2020. L’effort se poursuit en 2021 : 800 000 euros de dépenses prévues au titre du Fonds Régional des Territoires auxquelles s’ajoute le même montant (800K€) depuis février 2021 et la création d’un fonds temporaire d’aide au loyer de près de 400 000€.

Une enveloppe de 1 million d’euros est programmée pour faire face à des dépenses imprévues (contre 500K€ en année normale).

2021 Synergie Campus entre en phase opérationnelle

La rénovation des campus de Besançon représente un investissement de 55 millions d’euros dont 23 millions sont à la charge de Grand Besançon Métropole. « Nous intervenons comme Maitre d’oeuvre » a tenu à préciser Gabriel Baulieu le premier vice-président de GBM. Nouvelles constructions, rénovations des bâtiments et des espaces extérieurs, le programme Synergie Campus est un axe essentiel de reconquête de l’attractivité de Besançon, forte d’un écosystème unique en France associant tous les acteurs de la recherche, de l’Université et des entreprises.

Le débat du jeudi 8 avril ne devrait pas susciter de grandes passes d’armes. Le consensus semble acquis sur la rénovation des campus en ville et hors la ville. Il restera la question du financement des transports en commun ; les nouvelles habitudes de travail liées au télétravail pourraient avoir des répercussions à terme sur le Versement Transport des entreprises, comme les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire (à la fin des aides aux entreprises, combien d’entre elles vont-elles disparaître ?)

Et même si ce n’est pas le sens des discussions du prochain conseil communautaire, la question sera-t-elle posée à la présidente de Grand Besançon Métropole sur l’avenir des aérodromes de Thise et de la Vèze ? Anne Vignot va-t-elle suivre les élucubrations de sa consœur écologiste de Poitiers pour qui « l’aérien ne doit pas faire rêver les enfants » !

Yves Quemeneur