Cérémonies du 11 novembre en format réduit

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Ce n'était pas la foule habituelle des cérémonies du 11 novembre à Besançon. ©YQ

La situation sanitaire et les mesures de confinement ont amené le Préfet du Doubs à restreindre les cérémonies commémoratives du 11 novembre à Besançon. Ni public, ni troupes en revue, c’était glacial aux Glacis.

Sauf que depuis la loi du 28 février 2012, la journée du 11 novembre rend hommage à tous les “morts pour la France” dans les conflits anciens ou actuels, qu’ils soient civils ou militaires. C’est donc devant Madame Vignot Maire de Besançon, des parlementaires et élus locaux ou régionaux, du général Gaulin commandant la 1ère division, commandant d’armes de la garnison de Besançon, du général Gauffeny commandant des gendarmes de Franche-Comté que le Préfet du Doubs Joël Mathurin a lu un message de Geneviève Darrieussecq ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

Joël Mathurin Préfet du Doubs a lu un message de Geneviève Darrieussecq Ministre déléguée à la Mémoire et aux anciens combattants ©YQ
1918 – 2020 : d’une pandémie à l’autre

Cette cérémonie “confinée” du fait de l’épidémie du coronavirus, nous rappelle la “grippe espagnole” la plus grande pandémie du XXème siècle qui décima 20 à 50 millions d’individus entre 1918 et 1919. En France, on estime à 240 000 le nombre de morts de la “grippe espagnole”. Et que dire de la « peste noire » qui a tué 7 millions de personnes en France en 5 ans entre 1347 et 1352 (sur une population totale de 17 millions d’habitants).

Comparaison n’est pas raison mais l’épidémie actuelle de la Covid-19 a tué en France 42 000 personnes en 2020.

La journée du 11 novembre est une journée pour l’Histoire, l’Histoire du temps long, celui que nous avons trop oublié. Apprendre notre Histoire millénaire, ça relativise nos quelques semaines de confinement. Cela doit aussi apprendre l’humilité et l’action à ceux qui nous gouvernent. Durant ces neuf derniers mois, ils n’ont fait preuve ni d’humilité, ni d’action !

Yves Quemeneur