C’était la lutte finale…

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En septembre 2019, Michel Desmurget, docteur en neurosciences publie un livre qui devient aussitôt un bestseller. « La Fabrique du Crétin Digital » flanqué d’un sous-titre explicite : « Les dangers des écrans pour nos enfants ».

Quelques « Grande Librairie » et « JT » plus tard, le succès est assuré. On s’arrache ce livre où l’on apprend que « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à si grande échelle ». « On est en train de fabriquer une génération perdue, qui aura le choix entre l’obésité, l’addiction et toutes sortes de troubles émotionnels et
cognitifs
 ».

Si les mots sont forts, c’est que les maux le sont aussi. Cette profusion d’écrans (6,4 par foyer) est dérangeante.

Car si les écrans par nature réfléchissent, nos enfants le feraient de moins en moins.

Cet usage abusif est lourd de conséquences : sédentarité, obésité, appauvrissement des capacités intellectuelles : langage, mémoire, apprentissage, concentration. Et banalisation de la violence, de l’agressivité, qui mène à des conduites à risque, à l’anxiété, l’insomnie, la dépression.

Est arrivée la Covid et dans ses bagages télétravail et téléconférence. L’usage des écrans devenait obligatoire. Ceux qui miséraient pour s’en procurer se les voyaient offrir. Avec des clés USB pour ouvrir Internet.

Tout le monde chez soi. Tout le monde à ses écrans !

Emma : 3 heures de colle ! Motif : n’est pas assez présente devant son écran.

J’étais de ceux qui dans les écoles intervenaient de la maternelle au lycée pour mettre en garde et protéger nos enfants des écrans.

C’est une lutte devenue d’un autre temps, le temps d’un printemps.