Chloé Valentini, une mortuacienne en or

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"Il faut travailler et croire en ses rêves...". La preuve!

A peine revenue de Tokyo, la Mortuacienne a été célébrée partout dans sa région natale, médaille d’or autour du cou. Entre festivités et vacances bien méritées, la championne s’est arrêtée pour nous répondre.

Comment avez-vous débuté le hand ?

Maman avait inscrit ma sœur au club de Morteau et forcément étant plus jeune je voulais faire pareil que ma grande sœur alors j’ai commencé peu de temps après. J’en garde de très bons souvenirs. J’avais 7-8 ans et je garde notamment en mémoire les matchs contre Besançon. C’était la guerre ! On rigole en y repensant maintenant avec Alizée Frécon, devenue professionnelle, elle aussi (ESBF), mais aussi une vraie amie.

Vous avez grandi, évolué… et le choix de partir s’est imposé

Ça a été dur pour moi de quitter mon club d’origine où j’ai évolué pendant 10 ans de 2001 à 2011. Mais il fallait que je le fasse et avec le recul je crois que je ne me suis pas trompée ! Sincèrement tout s’est enchaîné très vite. Peu après cette arrivée à Besançon on m’a proposé de rentrer au centre de formation et finalement de signer comme joueuse professionnelle en 2017. J’ai beaucoup travaillé et je continue de travailler énormément au quotidien que ça soit physiquement, techniquement ou mentalement. À ce niveau-là, tout est important et je me remets sans cesse en question pour continuer à progresser.

Quels sont vos souvenirs des premiers matchs en pro et en Équipe de France ?

Le premier match était stressant forcément mais j’ai eu la chance d’avoir des amies dans l’équipe donc je pense que ça a beaucoup facilité les choses. La situation a été encore différente pour le premier match avec les Bleues. C’était contre la Turquie, j’étais très émue, je n’y croyais pas d’être là avec le maillot de l’équipe de France en chantant la Marseillaise. En plus j’ai la chance que mes parents, ma sœur, ma tata et mon chéri soient venus me voir. C’était donc encore plus émouvant de voir la fierté dans leurs yeux.

Et maintenant, quels objectifs après l’Or Olympique ?

J’ai fini la saison avec l’ESBF (Besançon) et depuis le 10 juin j’étais avec les Bleues. Après la finale des Jeux Olympiques j’ai eu quelques jours pour retrouver ma famille, me reposer, régénérer mon corps et ma tête, et profiter. Il a aussi fallu penser très vite au déménagement pour rejoindre Metz où j’ai signé un contrat pour la saison à venir. Ça va être tout nouveau pour moi, donc il va falloir m’adapter à mon nouveau club, aux filles, au projet de jeu. Et je vais jouer mon premier match en ligue des champions donc forcément je suis excitée par ce nouveau challenge ! J’espère aussi poursuivre l’aventure en équipe de France et faire partie du groupe qui ira aux championnats du monde en décembre, en Espagne.

Un message à passer aux habitants du Val de Morteau et du Haut-Doubs ?

Je voudrais sincèrement remercier tous les gens qui m’ont soutenue, qui ont cru en nous et bien sûr surtout remercier Morteau et Les Fins ! Et si je devais dire quelques mots aux jeunes filles qui évoluent dans des clubs locaux là-bas ou ailleurs, je leur dirais simplement de travailler et de croire en leurs rêves !

Chloé avec sa médialle d’Or au milieu des anneaux olympiques.