Conseil communautaire de Grand Besançon… « Un territoire en souffrance »

251

Le sujet central du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole du 25 février était consacré aux Orientations Budgétaires 2021.

La RN 57 en invitée surprise

Le maire de Pirey, Patrick Ayache (PS) tire le premier ! « Notre territoire est en souffrance, et pas seulement à cause de la Covid-19. Il y a un manque historique d’investissements publics depuis des années. Les métropoles de même taille ont investi beaucoup plus. Nous avions des capacités d’agir et nous n’avons rien fait…ou si peu » assène celui qui était jusqu’en 2015 le Directeur Général des Services de la Ville de Besançon. Resté 14 ans au gouvernail administratif de Besançon…n’aurait-il pas une petite part de responsabilité ? Vertement réprimandé par la présidente pour un temps de parole excessif, Patrick Ayache aura tout de même eu le temps de souhaiter que l’aménagement de la RN 57 se fasse maintenant.

De son côté, Ludovic Fagaut (Besançon Maintenant) craint que la Maire écologiste de Besançon « se serve de la communauté urbaine comme laboratoire du programme écologiste Besançon par nature ».

Quant à Anne Vignot, fidèle à ses promesses (on ne peut pas lui reprocher), elle assume vouloir « actualiser le projet de territoire de Grand Besançon Métropole ». Actualiser signifie-t-il remettre en question l’aménagement routier Beure-Micropolis et remettre sur le métier l’architecture de la Grande Bibliothèque ?

Tant qu’à faire bonne mesure, Christophe Lime (PCF) souhaite que l’augmentation de l’offre de transports en commun passe une augmentation substantielle du versement transports des entreprises de la métropole et la gratuité des bus et tram pour les jeunes de moins de 26 ans.  « Mauvais message aux entreprises » répond Marcel Felt (Maire de Miserey-Salines), rejoint par Laurent Croizier (Modem) « la meilleure politique sociale est une politique économique dynamique ».

RN 57, RN 83, RN 73, ligne ferroviaire des Horlogers…les infrastructures de transports performantes reliant Besançon à la Suisse, sont indispensables « quoiqu’il en coûte » !

Yves Quemeneur