Courbet, l’art d’être libre

84
Toute sa vie, Gustave Courbet surprend et parfois choque le monde de l’art, ses représentants et ses amateurs par son regard nouveau sur le monde et sur la société

Durant toute l’année 2019, le Département du Doubs met à l’honneur l’artiste, l’amoureux de la nature et de son pays, l’humaniste, l’épicurien, l’écrivain, le voyageur…

Gustave Courbet naît à Ornans dans une famille aisée. Jusqu’à l’âge de 20 ans, il demeure dans le Doubs, sur ces terres qu’il affectionne et qui servent de décor pour beaucoup de ses tableaux.
Il arrive à Paris en 1839 pour suivre des études de droit auxquelles son père le destine.
Il peut y admirer les maîtres de la peinture romantique, comme Eugène Delacroix.
Après plusieurs refus, il est admis pour la première fois en 1844 au Salon, exposition annuelle officielle organisée par l’Académie des Beaux-Arts, avec l’Autoportrait au chien noir.
Dès le début des années 1850, Courbet obtient une reconnaissance mondiale.
Il revient régulièrement à Ornans, lieu pour lequel il conserve un grand attachement. Il s’y fait  construire un atelier, peint sur le plafond non seulement des paysages mais aussi des hirondelles en plein vol, qui évoquent la liberté et la douceur du printemps.

Jusqu’au 29 avril l’exposition du Musée Courbet  invite le visiteur à découvrir un pan mal connu de l’œuvre ” du Maitre d’Ornans” et lui donne l’opportunité de découvrir des dessins issus de collections privées :

Les Amants dans la campagne -1867 – Encre sur papier
Musée Gustave Courbet, photo : Pierre Guenat