Damien Jouillerot, acteur et dessinateur

Voilà bientôt 21 ans que Damien a quitté son village de Frambouhans pour devenir acteur. Une belle aventure qui se poursuit et à laquelle il ajoute ses talents de dessinateur. Un homme et un papa heureux qui se confie sur son actualité et ses projets.

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"Je me dis que ces choix de vie et de carrière étaient sans doute les bons. Mais je reste très vigilant car c’est un métier difficile. J’espère juste que ça va continuer encore longtemps."

Vous avez récemment sorti un nouveau livre. Que raconte-t-il ?

« A la folie, poissonément » est l’histoire d’un poisson rouge que l’enfant qui le possède rejette dans l’océan. Il va alors être repêché par un vieux marin alcoolique avec lequel va se nouer une belle amitié que divers événements vont mettre à mal… Il s’agit en fait d’expliquer à travers ces dessins que l’être vivant le plus fiable qui vit sur terre n’est peut-être pas forcément l’humain…

Parlez-nous de cette passion pour le dessin ?

Je dessine depuis que je suis tout petit.  À l’époque, c’était pour moi une façon de créer un monde plus beau que celui qui m’entourait. Puis j’ai grandi, et le dessin m’a suivi dans mes peurs, mes angoisses, mes moments de solitude et mes bonheurs aussi. Ce livre est déjà le cinquième : il y d’abord eu les Crobards d’Amour qui évidemment parlait d’amour à travers des yeux d’enfants ; puis Paname d’Amour, un hommage à ma ville d’adoption ; et Dad Hard où je montre mon quotidien de père parfois maladroit mais toujours plein d’amour. Sans oublier un autre livre écrit avec Laura Bennevault, Papy Gaston a un trou au plafond, dont le thème est la maladie d’Alzeihmer.

Vous êtes également toujours aussi présent devant les caméras ?

J’ai en effet beaucoup tourné ces six derniers mois dont une série de SIMON Astier produite par la Warner, Visitors. C’est en 8 épisodes avec beaucoup d’effets spéciaux, de l’action et de l’humour ! J’ai aussi eu la joie d’interpréter le père de mon fils Gabin dans « L’école est à nous »… je pense que j’étais le mieux placé pour ce rôle. On me retrouve également dans la série « Et la montagne fleurira » ainsi que dans le téléfilm « Meurtre à Porquerolles »

Vous retrouvez bientôt les planches ?

Oui, je reviens très bientôt au théâtre du Splendid avec la pièce « Les Crapauds Fous », L’histoire vraie et extraordinaire de médecins polonais qui durant la Seconde Guerre mondiale sauvèrent des milliers de vies… En organisant une vaste supercherie.

Que vous dites-vous en vous retournant sur votre parcours ?

Déjà 21 ans. Que de chemin parcouru depuis les premiers pas dans « Monsieur Batignole » aux côtés de Gérard Jugnot. Je me dis que j’ai bien fait d’avoir le culot d’aller le voir. Que ces choix de vie et de carrière étaient sans doute les bons. Mais je reste très vigilant car c’est un métier difficile. J’espère juste que ça va continuer encore longtemps.

Cette passion, vous semblez l’avoir transmise ?

C’est vrai que mon fils Gabin qui a 14 ans a lui aussi déjà commencé à jouer. Il vient d’ailleurs d’être reçu au conservatoire de théâtre du 18ème arrondissement. Evidemment, je suis un papa donc j’admire ce qu’il fait et franchement je le trouve bon et il travaille beaucoup. Mais vous imaginez bien que je suis pour lui encore plus vigilant. Je veux surtout que pour l’instant, la comédie reste pour lui un loisir. Qu’il s’amuse et il verra s’il peut et s’il veut en faire un métier plus tard. C’est un passionné de foot alors je prends toujours le parallèle de ce sport où avant de devenir pro on passe par le statut d’amateur. Quant à ma fille Lisette qui a bientôt 5 ans, elle aime bien dessiner avec moi. Là aussi, on verra…

Et la Franche-Comté dans tout ça ?

Entre la crise sanitaire et le travail, je n’ai pas souvent eu l’occasion de revenir ces derniers mois. Mais à chaque fois que je passe dans la région pour des dédicaces, je remonte évidemment embrasser mes parents à Frambouhans. Et je vais bientôt y aller d’ailleurs pour faire découvrir la neige à mes parisiens d’enfants !