Dernier conseil municipal de l’année à Besançon : les querelles de forme l’emportent sur le fond

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dernier conseil municipal de l'année 2020 à Besançon ©YQ

Crise sanitaire oblige, la dernière séance du conseil municipal se tenait, pour certains à distance et les votes par voie électronique. Quelques hésitations qui ont rallongé une séance déjà bien longue.

VGE et la COP21

Dans son propos introductif, Anne Vignot a salué la mémoire de Valéry Giscard d’Estaing sans aller jusqu’à demander une minute de silence quand même. Puis la Maire écologiste est revenue sur le cinquième anniversaire de l’Accord de Paris “cinq ans déjà, les actes sont encore timides, bien trop timides face aux enjeux. Il y a urgence à rester en deçà de 2° face à l’extinction massive des espèces. Ça doit nous révolter”.

Elle salue également le départ en retraite de Lionel Estavoyer, le Monsieur Patrimoine de Besançon depuis 2001. “Il fut un ambassadeur de notre ville, témoin de son passé et de son présent”. Ludovic Fagaut pose la question “Lionel Estavoyer part-il volontairement ?”

Réquisitoire habituel de l’opposition

“Quand allez-vous débuter votre mandat ?” interroge Karima Rochdi (LREM) pendant que Ludovic Fagaut reprend le thème de la sécurité et des manifestations du samedi en demandant à la Maire “Sortez de la tutelle de la préfecture”. La majorité réplique par la voix de Gilles Spicher (AGC) “nous saluons l’action des services et de la municipalité dans cette période difficile même si nous aurions souhaité la gratuité des transports en commun plutôt que la gratuité des parkings”. De son côté, Nicolas Bodin (PS) avoue “des erreurs de jeunesse de la part de la nouvelle équipe”. Quant à Antony Poulin (EELV) il parle de propos “diffamatoires” de l’opposition “Dire que nous ne faisons rien n’est pas la vérité” rétorque l’adjoint aux finances qui chiffre l’impact de la pandémie à plus de 7 millions d’euros pour les caisses de Besançon.

Toute la séance se poursuit entre faux débats, énervements où Benoît Cypriani l’adjoint à la tranquillité publique est interpellé sur les manifestations et les problèmes de stationnement.  Sont-ils capables, les uns et les autres, à parler de l’avenir de Besançon ? Depuis 6 mois, ce conseil municipal ressemble plus à une cour de récréation qu’à un lieu de débat et de construction.

La culture risque bien de mettre le feu aux poudres (voir notre article sur l’arrêt éventuel des travaux de la grande bibliothèque).

Après ces quelques mois d’apprentissage, il faudra retrouver de la sérénité et de la “co-construction” comme se plaît à dire Anne Vignot.

Yves Quemeneur