Donner son sang sauve des vies

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Quelques minutes dans une vie qui peuvent en sauver une autre.

L’établissement français du sang voit ses réserves atteindre un niveau critique.  Pour mobiliser, au Russey, on s’appuie sur des exemples très concrets.

A l’approche des vacances scolaires et des jours fériés de novembre, l’EFS doit impérativement remonter et consolider les réserves en produits sanguins. Alors au Russey, les donneurs de sang relaient certes les messages nationaux mais ont aussi décidé de s’appuyer sur des histoires vécues par des habitants du secteur qui ont eu besoin de sang. C’est très concret. Et ça fait forcément réfléchir.

Ces derniers jours, c’est l’histoire de Stephanie Cartier qui est relatée. Lors de sa grossesse, elle a eu un hématome extra placentaire probablement suite à un choc. Le 19 mars 2015, alors enceinte de six mois Stéphanie se met à perdre énormément de sang. La lésion s’est rompue. Stéphanie part en urgence à Minjoz, pensant avoir perdu son enfant. Arrivée à l’hôpital, une injection de corticoïde est faite pour maturer les poumons de son bébé. 24 heures sont normalement nécessaires pour que l’injection soit efficace. L’urgence est telle que Stéphanie part au bloc 10 minutes après son arrivée.
Une césarienne est pratiquée, puis une transfusion de 2,5 l de sang permettra de garder la jeune maman en vie. Elle restera hospitalisée six jours. Le petit Sacha est né le 19 mars, son terme était prévu le 12 juin. À 1,2 kg il restera en couveuse 10 semaines et sortira de l’hôpital le 19 juin. Aujourd’hui Stephanie et Sacha vont bien, la transfusion a permis à Sacha d’avoir encore sa maman. Stephanie donnait quant à elle son sang avant d’être transfusée. Elle regrette de ne plus pouvoir le faire maintenant mais peut témoigner que le slogan affirmant que donner son sang sauve des vies est bien réel.