Doubs. Tourisme : Le pass sanitaire fait moins mal que la météo

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Les premières tendances du tourisme dans le Doubs tombent peu à peu et sont plutôt rassurantes pour les différents acteurs. Le vrai problème en juin et juillet n’est pas venu de la crise sanitaire, mais du ciel… 

Les acteurs du tourisme craignaient un été catastrophique, lié aux règles sanitaires et une météo capricieuse. Si la météo s’est confirmée, les premières tendances sont relativement satisfaisantes pour les acteurs interrogés. A Besançon, l’hôtel Mercure affiche un taux d’occupation de 70% depuis le 1er juin.  » C’est un très bon chiffre, moins de 5% de différence avec 2019, avant le Covid. Il faut savoir que le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour les hôtels, mais uniquement pour la restauration, donc il ne nous a pas trop impacté. C’est plutôt pour le personnel que cela pose problème. Nous avons quelques personnes réfractaires au vaccin et Pass, donc si en septembre il y a une recrudescence de réservations, nous devrons faire comme pour les soignants et palier à ce manque par des extras et contrats courts. », explique la chargé de communication.

 » Lorsqu’on propose une nouvelle offre, cela attire du monde « 

Du côté de la Citadelle, Marie-Pierre Papazian préfère rire de la météo.  » On n’a pas pu observer l’impact du pass sanitaire à cause d’une météo vraiment exécrable, presque historique, sur notre département. Et compte tenu de cette donnée, la baisse minime ressentie en juillet n’est pas significative. Même par rapport à 2019, nous sommes à -10% », explique la directrice de la communication. Le site a pu compter aussi sur la création du bar/ restaurant éphémère, le Qinzé, ouvert depuis le 12 juin dernier et très prisé par le public.  » Je n’ai pas compté leur fréquentation dans notre bilan, mais l’endroit prouve que lorsqu’on propose une nouvelle offre, cela attire du monde. »

Ne pas se fier à l’an dernier

Dans le Haut-Doubs, Métabief s’est régalé l’an passé. La fermeture des frontières, et les règles sanitaires ont motivé les français à retrouver la montagne. Alors forcément cette saison, le contre-coup se fait ressentir.  » L’année passée a été incroyable avec le premier déconfinement, il ne faut pas s’y fier pour analyser cet été. Nous sommes en baisse, la météo n’aide pas, mais ce n’est pas catastrophique. Le pass sanitaire freine un peu les prestataires. Non pas dans la mise en place, mais plutôt dans la gestion du public, réfractaire à cette obligation », analyse Cyrielle Viey, à l’office du Tourisme de la station de moyenne montagne.

Chez AirBnb, le Doubs est « top Tendance »

AirBnb, la célèbre enseigne américaine de location a publié l’information début août aux médias : Le Doubs serait la destination tendance de l’été, en France. Derrière cette grande annonce, c’est beaucoup plus précis et compliqué que ça. Le département a connu la plus forte croissance de recherche parmi tous les départements français. En résumé, les touristes ont beaucoup plus tapé  » Doubs  » dans la loupe du site internet.  » Le département le plus tendance de l’été », peut-être pour satisfaire le chauvinisme local, mais pas le plus fréquenté. D’autant que l’entreprise a interdiction de communiquer les chiffres.  » Nous sommes cotés à la Bourse américaine, et le gendarme de la finance, le SEC, interdit de publier des chiffres », explique l’enseigne. On ne peut donc faire qu’une seule chose : les croire et espérer que nos hôtes locaux affichent complets jusqu’à la fin de l’été.

Martin SAUSSARD