Du nouveau pour les élections européennes

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Rendez-vous aux urnes pour les élections européennes le 26 mai prochain.

Elles se dérouleront du 23 au 26 mai prochain.

C’est l’effervescence dans les 27 états membres de l’Union Européenne qui s’apprêtent à élire leurs représentants au sein du Parlement. Une étape importante de la vie citoyenne qu’il ne faut pas négliger. En France métropolitaine, nous irons aux urnes le 26 mai. Pour cette nouvelle élection européenne, quelques changements sont attendus.

A commencer par les élections elles-mêmes. “La loi du 25 juin 2018 a introduit un changement majeur en France : l’adoption d’une circonscription unique mettant fin aux huit circonscriptions régionales. Chaque parti devra présenter une liste de candidat pour l’ensemble du territoire français de 79 candidats. Le système de la représentation proportionnelle est toujours conservé. A l’issue du scrutin, les partis ayant obtenu plus de 5% des suffrages bénéficieront d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix.”* Cette année, 705 représentants des citoyens européens seront élus, contre 751 en 2014. Le Brexit y est forcément pour quelque chose puisqu’il n’y aura plus de représentant britannique. Les sièges ont alors été redistribués à des états-membres qui étaient sous-représentés géographiquement. La France obtient alors 79 sièges, soit 5 de plus que pour la période 2014/2019. On rappelle que les représentants sont élus au suffrage universel direct pour 5 ans.

Les choses bougent aussi du côté des représentants des citoyens européens. Les lois votées en septembre 2017 ont pour vocation de prévenir tout conflit d’intérêt. Ainsi, tout représentant du Parlement Européen ne pourra plus continuer toute activité de conseil débutée depuis moins d’un an, même celle d’avocat. Dans la même mouvance, il ne pourra pas non plus conserver le contrôle d’une société de conseil qu’il aurait acquis moins d’un an avant son mandat.
De plus, il ne pourra pas cumuler de mandats avec une fonction exécutive locale, comme maire, président de région, … Cependant, il pourra conserver un mandat local (conseiller municipal, départemental, régional …). Cette loi avait été votée en 2014 et sera appliquée en 2019 pour la première fois.

Une nouveauté pour les votants

A ce jour, pour voter en France, il faut être de nationalité française, être majeur, être inscrit sur liste électorale et jouir pleinement de ses droits civils et politiques. Depuis mars dernier, les majeurs sous tutelle peuvent également voter. Pour ce faire, il leur suffit de s’inscrire auprès de leur mairie ou en ligne avant le 16 mai prochain, afin de pouvoir voter en toute autonomie ou par procuration.

*www.interieur.gouv.fr