Edito. Panne de réseaux, panne de cerveaux…

80

Catastrophe planétaire ce lundi 4 octobre vers 17h  : Facebook et ses filiales Whatsapp et Instagram sont restées bloquées pendant près de six heures, empêchant toutes communications entre leurs utilisateurs.

Une aubaine pour les concurrents de Mark Zuckerberg, comme Twitter, où les utilisateurs se sont réfugiés sous les hasthags ( NDLR : le symbole « # » permettant le référencement d’un sujet) #Instagramdown, #Whatsappdown, #FacebookDown. D’autres ont tout simplement attendus, découvrant peut-être, qui sait, les joies de la télévision ou même des journaux papiers et web (coucou).

Mais cette panne générale a aussi fait le bonheur d’une tranche de la population de plus en plus visible, grâce avant-tout aux réseaux sociaux eux-mêmes : les complotistes. Sur une autre plateforme, Telegram, une application de groupe de discussions où la modération (c’est à dire la limitation des contenus douteux, dangereux ou vulgaires) des publications n’existe pas ou peu, cette panne n’en n’était pas une.

Les messages fusent avec par exemple des annonces tranchantes comme :  » Les masquent tombent, COUPURE INTERNET MASSIVE IMMINENTE – Je travaille pour une société internet majeure et j’entends des rumeurs qu’il y aura une coupure massive d’internet juste après 12h EST ( dans approximativement 15 minutes). D’abord les réseaux sociaux, suivis par le reste du net de surface. C’est déjà commencé. Je suis désolé. »  » Oui, Telegram va tomber » « L’armée arrive dans Paris »…

Evidemment, rien de tout ça n’est arrivé. Facebook a expliqué dans un communiqué qu’il s’agissait en réalité d’un problème d’aiguillage entre les data center de l’entreprise américaine et les utilisateurs. Mais les complotistes eux n’ont rien lâché. Une fois la situation revenue à la normale, ils ont foncé poster des dizaines de messages à propos de cet immense coup monté… sur Facebook.

Finalement cette panne, ce n’était pas si mal.