Edito. Concert ou meeting politique ?

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Dans la forme, un meeting politique est une rendez-vous où les fans retrouvent leur idole sur scène, pour écouter ses paroles ? De ce point de vue, la différence avec les concerts laisse perplexe.

C’est peut-être la raison pour laquelle Grand Corps Malade, Julien Doré, Eddy de Pretto ou encore Alban Ivanov ont ironiquement, tour à tour, publié sur leurs réseaux sociaux l’annonce de leur campagne présidentielle et/ou de leur meeting politique, pour remplacer leur tournée.

Une transformation qui fait suite aux annonces du gouvernement qui entrent en vigueur ce lundi 3 janvier, concernant les rassemblements de loisirs. Pour 3 semaines, les jauges seront rétablies pour les grands événements : 2 000 personnes en intérieur, 5 000 personnes en extérieur. Les concerts debout seront interdits.

A la suite de cette annonce, le premier ministre Jean Castex a ajouté :  » […] il est clair que les mesures que j’ai annoncées ne concernent pas les meetings politiques « . Concrètement, il est anticonstitutionnel d’empêcher l’accès d’un événement politique à un citoyen français. Une loi qui protège également les lieux de cultes. Pire, si vous exigez un passe sanitaire pour ce type de rassemblement, vous vous exposez à une amende de 45 000 € et à un an d’emprisonnement !

Une annonce qui a révolté le monde scientifique, logique. Les « vrais » experts pour gérer une pandémie dont l’avis n’a été suivi qu’au bon vouloir d’un gouvernement multipliant les contres-vérités, mensonges et approximations.