Edito. Une élection présidentielle qui bat des records de candidatures… annoncées

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Les élections présidentielles en France se dérouleront en avril 2022

Après un virage sanitaire compliqué à gérer pour certains, bénéfiques pour d’autres, la rentrée scolaire 2021 a lancé la dernière ligne droite jusqu’au mois d’avril 2022, date des futures élections présidentielles de notre pays.

Le rendez-vous s’annonce déjà historique : 19 personnalités ont déjà annoncé leur candidature.  19, en attendant celle d’Eric Zemmour qui en laissant planer le doute et lâché par CNews, a bondi à 10% dans les derniers sondages. Alors que ses fans crient à la censure, le nom du polémiste n’a jamais été autant cité que cette dernière semaine. Et le buzz est gratuit : si le CSA contrôle le temps d’audience des candidats, chaque papier, reportage ou passage TV « explicitement défavorables » n’est pas pris en compte. Un de plus.

Il faut attendre aussi le candidat qui remportera la primaire du parti Europe Ecologie Les Verts. Le second tour se déroulera du 25 au 28 septembre. Cinq candidats, une seule place, pour un potentiel 21e candidat aux présidentielles.

Le 25 septembre 2021, c’est aussi la date où chez Les Républicains, « la droite », les militants devront choisir entre une primaire ouverte, comme en 2016, ou un congrès du parti pour désigner le candidat. Un 22e candidat, qui frappe aux portes de l’Elysée.

Au Parti Socialiste, Anne Hidalgo s’est fait attendre, la face peut-être à quelques opposants en interne. Elle s’est également présentée, dimanche 12 septembre. Deux ans après, avoir certifiée qu’elle se consacrerait pleinement à la mairie de Paris jusqu’en 2026. Revirement de situation ou opportunité immanquable ? Toujours est-il « qu’à gauche », ils sont déjà 7 candidats. Autant presque, qu’en 2002. Ce qui avait notamment coûté le deuxième tour à Lionel Jospin.

Vient enfin, sauf énorme retournement de situation ou scandale dramatique, Emmanuel Macron. Le Président devrait annoncer la candidature à sa réélection, le plus tardivement possible.

En 2017, le président avait su tirer son épingle du jeu en proposant une alternative à un match Gauche – Droite, fatigué et fatiguant. Pour les élections à venir, face à cette pléthore de candidats et après les déconvenues énormes aux élections régionales et municipales, la donne pourrait s’annoncer plus compliquée. Et pourtant.

Face à toutes ces présentations, un point commun persiste. Les programmes viennent tous après les personnalités. Zemmour veut changer les prénoms d’accord, Montebourg a confondu la course à la Présidentielle avec un match de Ligue des Champions, certes, Marine Le Pen promet une retraite à 60 ans impossible et les socialistes jouent les individualistes.

A 6 mois des élections présidentielles, rien n’est encore joué, comme en 2017. Mais la paysage politique n’a rien à voir.