Élections régionales : les forces en présence

Le premier tour des élections régionales aura lieu le 20 juin 2021. Les listes candidates comportant 100 noms, devront se faire connaître auprès de la préfecture avant le 17 mai à midi. A ce jour, pas moins de huit têtes de liste sont déjà connues dans notre région. Rapide tour d'horizon des différents prétendants.

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Le premier tour des élections régionales aura lieu le 20 juin 2021. Les listes candidates comportant 100 noms, devront se faire connaître auprès de la préfecture avant le 17 mai à midi.

Quatre listes de gauche, une liste LREM, trois listes de droite. Telle est aujourd’hui l’équation à plusieurs inconnues qui se pose quant au devenir politique de la gouvernance de la Région. A commencer par la donne d’un taux d’abstention qui s’annonce historiquement faible, et risquerait de faire déjouer un potentiel outsider aux portes du second tour…

Pour obtenir sa réélection, Marie-Guite Dufay devra contourner deux principaux écueils sur sa gauche.

Pour l’heure présentée comme la favorite des sondages, la présidente sortante (PS) en lice pour sa réélection Marie-Guite Dufay, pourra compter sur l’appui du PCF et du PRG.
Seule ombre au tableau, l’élue de 72 ans devra contourner deux principaux écueils sur sa gauche.
Le premier se nomme Pôle écologiste. Liste comptant à sa tête la dijonnaise Stéphanie Modde (EELV) et dans ses rangs des militants CAP 21, Génération Écologie ou encore l’Alliance Ecologique Indépendante (AEI).
Le second, plus ou moins voisin, mais un peu plus à gauche, puisqu’agglomérat de nombreux courants classés « à gauche de la gauche » à l’image de LFI, Nouvelle Donne, Place publique ou Génération.s, se nomme « Le temps des cerises ». Mouvement ambitionnant « un arc social écologiste », et mené par l’élu d’opposition belfortain Bastien Faudot.
Toujours et encore à gauche, on trouvera par ailleurs, la liste Lutte Ouvrière de l’infimière dijonnaise Claire Rocher, déjà tête de liste lors de l’élection de 2015.

LREM, LR et RN en position

Au centre (supposé) de l’échiquier politique, se positionne le maire (LREM) de Nevers, Denis Thuriot, lequel peut compter sur le soutien du MoDem et Agir.
A droite, Les Républicains et leurs alliés centristes, seront emmenés par le maire de Châlon sur Saône, Gilles Platret. Premier candidat à s’être déclaré dès la fin de l’été denier, et (théoriquement) soutenu par l’ancien chef de file (UDI) François Sauvadet.
Enfin à droite de la droite, se situent la liste Debout la France du jeune Lilian Noirot (ex-élu Front National en 2015), actuellement en pourparlers au sujet d’un accord passé avec Gilles Platret qui fait toujours polémique… mais aussi et surtout le favori du premier tour : le Rassemblement National dont le chef de groupe Julien Odoul, héritier depuis le départ de Sophie Montel en 2017, ambitionne de parvenir à conquérir ce qui deviendrait alors la première région française détenue par son parti.

Retour vers le passé

Rappelons pour mémoire, que lors du précédent scrutin de 2015, la région Bourgogne-Franche Comté avait déjà attiré l’attention des principaux médias nationaux, avec lors du second tour, une triangulaire s’annonçant très serrée entre la gauche, la droite et le Front National.
Et en effet, la gauche l’avait emportée sur le fil avec 34,67% des voix, devant la droite (32,89%) et le Front national sur ses talons (32,44%).
Mais tout ça, c’était avant…