En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville

212
Besançon est l'une des deux aires d'attraction urbaine de plus de 200 000 habitants de la région Bourgogne Franche-Comté

A partir du recensement de 2017, l’INSEE vient de publier une étude sur l’influence des villes sur les territoires et communes environnantes. En France, on compte 699 aires d’attraction des villes, qui concernent plus de neuf personnes sur dix. 51% de la population française habite dans les centres urbains et 43% dans les communes environnantes.

Une France de plus en plus urbaine
Dans notre région, seules les zones urbaines de Besançon et Dijon sortent du lot – document INSEE

Entre 2007 et 2017, la population a nettement augmenté dans les aires d’attraction de plus de 700 000 habitants. Avec 13 millions d’habitants, l’aire d’attraction de Paris concentre, à elle seule, près d’un habitant sur cinq. Treize autres aires comptent plus de 700 000 habitants : Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille, Toulouse, Bordeaux, Genève-Annemasse, Nantes, Luxembourg, Strasbourg, Sarrebruck, Montpellier, Rennes et Grenoble. Ensuite, 47 aires ont entre 200 000 et 700 000 habitants, 126 aires entre 50 000 et 200 000 habitants et 512 aires ont moins de 50 000 habitants. A contrario, la population reste stable depuis 2012 dans les aires de moins de 50 000 habitants et dans les communes rurales hors attraction des métropoles.

Dans la méthode d’évaluation, le zonage en aires d’attraction des villes en 2020 définit l’étendue de l’aire d’attraction d’un pôle de population et d’emploi, sur les communes périphériques. Par exemple, les communes qui envoient plus de 15% de leurs actifs travailler dans le pôle central sont considérées comme faisant partie de l’aire d’attraction du pôle. C’est la raison pour laquelle sont considérées comme zones d’attraction des villes frontalières comme Genève, Sarrebruck ou Luxembourg.

55 aires d’attraction des villes en Bourgogne Franche-Comté

Elles concentrent 92% des emplois de la région. La population est répartie majoritairement dans de petites aires d’attraction. Deux d’entre elles seulement dépassent 200 000 habitants (Besançon et Dijon). En concentrant la quasi-totalité des emplois, ces zones urbaines sont donc des entités économiques cohérentes, imposant une politique publique ciblée sur le pôle urbain ayant des effets d’entraînement sur l’ensemble du territoire. Cette méthode de zonage est aussi une base adaptée pour l’étude des réseaux de travailleurs pendulaires, d’entreprises et d’individus en interaction. Elle permet enfin d’étudier les disparités territoriales selon la taille de l’aire urbaine et les différences, parfois importantes, entre ville-centre et périphérie.

Yves Quemeneur