Entendez-vous dans nos campagnes…

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Il ne faut pas confondre les bruits et les sons autour de soi...

Régulièrement, une affaire défraie la chronique car une action judiciaire est en cours ici contre les clarines de vaches trop bruyantes, là contre l’église dont les cloches sonnent trop souvent et trop fort ou plus loin contre les tracteurs bruyants voir salissants. Un maire en a ras-le-bol et le fait savoir !

Cette histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel département de France et en particulier bien sur dans le Doubs où de telles histoires ont déjà eu lieu. Fatigué et énervé de ces plaintes récurrentes, un élu de Gironde en a donc eu marre de voir des ruraux traînés en justice pour le meuglement des vaches ou le chant du coq comme c’est le cas sur l’Ile d’Oléron, sans même parler de cet homme qui a du combler sa mare car le croassement des grenouilles gênait un voisin. Il veut donc faire classer les bruits de la campagne au « patrimoine national ».

Son raisonnement est simple. Du bon sens paysan : « Dès que vous attaquez les cloches, vous attaquez tout un village. C’est une humiliation pour le campagnard de passer en justice à cause de quelqu’un qui vient de l’extérieur. Moi, quand je vais en ville, je ne demande pas qu’on enlève les feux rouges et les voitures… ». Ce maire d’un village de 400 âmes a donc profité du « grand débat national » pour publier une lettre ouverte défendant les bruits de la campagne, que certaines personnes, « d’origine urbaine pour la plupart », semble découvrir en s’installant ou ne supportent plus au fil du temps. Ce temps qui passe et qui change de plus en plus…

Son combat n’a qu’un seul but : que le coq chante, que la cloche de l’église résonne, que le chien aboie et que l’oiseau pépie en toute liberté sans qu’aucun procès ne puisse à compter de ce jour leur être intenté.