Et re-voilà la Croix de Lorraine

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Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre, plusieurs tags ont été découvert sur les murs de l’association des Turcs de Pontarlier et sur la façade de la mosquée Philippe-Grenier. Une dizaine de Croix de Lorraine à la bombe sur les deux bâtiments. Un acte commis par une même personne, que les caméras des immeubles ont pu filmer. Dès l’annonce de ces dégradations, le maire de Pontarlier Patrick Genre a immédiatement réagi, apportant son soutien à l’annonce de cette nouvelle.

Mardi 9 novembre, il a profité de l’inauguration de l’Esplanade Charles de Gaulle et de l’hommage envers l’ancien président Français pour rappeler le lien qui lie cette Croix de Lorraine avec le Général Charles de Gaulle. Loin de sa désastreuse utilisation faite récemment en Ville.

A l’appel du 18 juin 1940, les français en résistance arborèrent la Croix de Lorraine comme symbole de liberté. Symbole du Gaullisme au fil des générations, elle a ensuite étrangement été reprise par les militants du Front National, Florian Philippot alors numéro 2 du parti l’a même utilisé pour sa campagne municipale de 2014. Car si Charles de Gaulle et la Croix de Lorraine restent aujourd’hui deux figures de la Résistance, le Front National, devenu Rassemblement National puise ses fondations sur des personnages antigaullistes, membres de l’OAS (Organisation armée secrète) à l’origine d’un attentat avorté contre l’ancien Président de la République. L’histoire est ainsi.

Elle est aussi revenue sur le devant de la scène avec l’émergence des gilets jaunes depuis 2018. Mais que ce soit pour le tagueur de Pontarlier, l’extrême droite ou les gilets jaunes, le point commun reste le même : un manque cruel de connaissance et d’histoire à propos d’un symbole qui doit rester une fierté nationale et rien d’autre.