Éviter les polémiques !

188

C’est ce que proposent beaucoup. Mais cela pose question et mérite un débat. Car si nous ne polémiquons plus, sommes-nous vraiment sur le chemin de la démocratie participative ? L’idéal serait de le mettre aux voix : « pour ou contre les polémiques ? ». Cela ne mérite-t-il pas un vrai débat contradictoire qui seul peut permettre à chacun de dire le contraire ? J’ai posé la question autour de moi, à plus d’un mètre, sans obtenir de
réponse consensuelle.

Dans ce contexte vaut-il mieux arrêter de ne pas polémiquer ou est-il préférable de continuer à ne pas le faire, quitte à imposer à tous les volontaires qui seraient contre, une clause de revoyure ? Sachant que, quelle que soit la réponse, elle est évidemment sujette à caution dans la mesure où il n’est pas loyal de trancher avant que chacun ait exprimé librement ses
opinions défavorables.

Si beaucoup se positionnent effectivement contre la polémique, à tort ou à raison, ses partisans ne reculent pas pour autant. Distanciation sociale ou non.

A la question : « pensez-vous que le gouvernement… ? » il se dégage, dès cet énoncé pourtant incomplet, une majorité de 67% d’opinions négatives. Et les 33% d’opinions positives ne le sont que sous réserve qu’un choix inverse soit possible à tout moment chez ceux qui le souhaitent et même, pour certains abstentionnistes, chez ceux qui ne le souhaitent pas. Ne serait-ce que parce que cette question -qui n’était pas prioritaire- a été lancée sans la moindre délibération préalable et encore moins postalable. Ce qui donne à penser qu’elle sera, en tout état de cause, retoquée par le Conseil Constitutionnel.

En réalité, je crois que le mieux, quitte à me répéter, est encore de faire des réserves de PQ.

À condition que tout le monde soit d’accord.