Flangebouche, c’est non !

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Une volaille élevée en plein air est de bien meilleure qualité.

C’est une décision importante que vient de prendre monsieur le préfet du Doubs, Joël Mathurin.

Les mentalités changent, les habitudes alimentaires aussi. Notre territoire est proche de la nature et prône une alimentation de qualité, en témoignent les nombreux AOC et AOP qui constituent son patrimoine gastronomique. L’ouverture d’un poulailler industriel paraissait parfaitement contraire à l’éthique de la Franche-Comté, et par conséquent du Haut-Doubs. Il en était pourtant question à Flangebouche. Un agriculteur avait posé auprès de la préfecture un premier projet d’élevage intensif de volailles : 33 000 au total, ce qui représente 22 animaux par m2. Une aberration et de la maltraitance caractérisée pour les défenseurs du droit des animaux mais aussi de nombreux opposants qui ont massivement signé une pétition demandant l’interdiction pure et simple de ce projet. L’agriculteur, se voyant refuser son premier projet en a déposé un autre, en mai dernier. Il faisait état de 29 000 volailles, passant ainsi sous le seuil l’obligeant à établir un enregistrement auprès de la préfecture avec avis de consultation publique. Désormais, une simple déclaration suffit, c’est-à-dire une démarche amplement simplifiée pour les installations de plus petite taille.
Là encore, ce ne sont pas moins de 80 000 personnes qui se sont érigés contre ce projet, via une pétition mise en ligne par l’association franc-comtoise Humanimo.
Monsieur le préfet du Doubs a bien entendu ces arguments et compris que notre ère n’est plus à la consommation de masse au détriment du bien-être animal mais bien au mieux consommer, avec le respect que nous devons à la nature, faune et flore. C’est pourquoi, à la grande satisfaction de France Nature Environnement et la Confédération Paysanne du Doubs et du Territoire du Belfort, ainsi que de tous les opposants au projet, le projet a été une nouvelle fois refusé.
“L’agriculture moderne doit être respectueuses de l’environnement, créatrice d’emplois, favoriser les circuits courts et permettre une alimentation de qualité pour tout le monde. En un mot l’agriculture moderne ne doit pas être “hors sol” ; elle doit s’intégrer dans son territoire.”, concluent d’une seule voix Didier Guyot-Jeannin de la Confédération Paysanne et et Gilles Benest, de FNE.