Fonds de solidarité

De nouveaux changements sont intervenus !

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Businessmen's hands demonstrating a gesture of a strife or solidarity, white background

Mis en place par les pouvoirs publics au tout début de l’épidémie de Covid-19, le fonds de solidarité – que nous vous avons présenté il y quelques semaines – permet aux petites entreprises durement affectées par la crise sanitaire de bénéficier sous certaines conditions d’une aide financière. Une aide qui comprend 2 volets : le premier volet, versé par l’État, est destiné à combler une perte de chiffre d’affaires au titre des mois de mars, avril et mai 2020, dans la limite de 1 500 € par mois ; le second, versé en une seule fois par les régions, d’un montant de 2 000 à 5 000 €, a pour but de limiter le nombre de faillites des TPE en difficulté. Ce dispositif vient d’être remanié en profondeur. Retour sur les principaux changements intervenus.

Un report des délais de demande

Les difficultés rencontrées par les entreprises ainsi que l’assouplissement des conditions d’accès au dispositif ont conduit les pouvoirs publics à modifier, à plusieurs reprises, les dates limites de dépôts des demandes d’aide pour le premier comme pour le second volet. Un récent décret du 20 juin vient à nouveau de les repousser et, pour une fois, de les unifier. Ainsi, désormais, la date limite de demande pour le premier volet est fixée au 31 juillet 2020 aussi bien au titre des mois de mars, d’avril et de mai et ce, quel que soit le statut des entreprises éligibles. Ce qui a pour conséquence de rouvrir la possibilité d’effectuer une demande d’aide au titre des mois de mars et d’avril si vous ne l’avez pas déjà fait !

Quant au second volet, l’aide complémentaire des régions, il voit sa date butoir repoussée d’un mois, c’est-à-dire portée du 15 juillet au 15 août 2020.

Les conditions revues pour le mois de mai

Jusqu’à présent, seules les entreprises créées avant le 1er mars 2020 étaient éligibles au fonds de solidarité pour le mois de mai. Désormais, ce droit est étendu à celles créées entre le 1er et le 10 mars 2020. Dans cette dernière hypothèse, la perte d’au moins 50 % de chiffre d’affaires, l’une des conditions d’éligibilité au fonds, s’évalue en comparant le chiffre d’affaires réalisé en mai 2020 à celui réalisé entre la date de création de l’entreprise et le 15 mars (CA projeté sur un mois en fonction du CA réalisé sur quelques jours).

Pour les secteurs les plus touchés

Des mesures sectorielles font également leur apparition dans les critères d’attribution de l’aide pour le mois de mai. Ainsi, les conditions d’éligibilité classiques (un maximum de 10 salariés et d’un million d’euros de chiffre d’affaires) ont été revues pour les entreprises des secteurs de la restauration, du tourisme, du sport, de la culture et de l’évènementiel, particulièrement touchés par la crise (vous trouverez la liste de ces activités dans l’annexe 1 du décret que vous pouvez consulter sur internet). Peuvent ainsi décrocher les aides les entreprises de ces secteurs qui emploient jusqu’à 20 salariés (en CDI ou CDD) et qui réalisent moins de 2 M€ de chiffre d’affaires. Ces mêmes critères étendus s’appliquent également aux entreprises des secteurs connexes (secteurs assez nombreux que vous pouvez aussi consulter dans l’annexe 2 du décret sur internet) dès lors qu’elles accusent une perte de chiffre d’affaires supérieure à 80 % entre la période du 15 mars au 15 mai 2020 et la même période de l’année 2019, ou une autre période de référence (notamment le chiffre d’affaires mensuel moyen de 2019).

Concernant l’aide complémentaire régionale, elle est désormais accessible à ces entreprises des secteurs de la restauration, du tourisme, du sport, de la culture, de l’évènementiel et à celles évoluant dans les secteurs connexes même si elles ne se sont pas vu refuser, après le 1er mars, un prêt de trésorerie d’un montant raisonnable (condition toujours valable pour les entreprises des autres secteurs).

Par ailleurs, le montant maximal de 5 000 € de cette aide régionale est portée à 10 000 €, toujours pour les entreprises des secteurs de la restauration, du tourisme, du sport, de la culture, de l’évènementiel et les entreprises évoluant dans les secteurs connexes.

Enfin, ce texte laisse la possibilité aux départements, aux intercommunalités et aux communes d’attribuer une aide complémentaire de 500 € à 3 000 € aux entreprises, tous secteurs confondus, installées sur leur territoire et qui ont sollicité l’aide régionale.

Demandez à votre expert-comptable de vous assister !

Vous le voyez une nouvelle fois, le dispositif d’aide mis en place est relativement complexe. Et il a évolué plusieurs fois. Pas facile donc de s’y retrouver. En conséquence, n’hésitez pas à demander à votre conseil, votre expert-comptable notamment, de vous accompagner ! Il saura décrypter les changements intervenus et vous assister dans votre démarche. Et vous pourrez à l’occasion lui demander son avis sur votre stratégie de relance de votre activité !

Décret n° 2020-757 du 20 juin 2020, JO du 21

Laurent David