Français et suisses décalés ?

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Au début des années 80 pendant un an, les deux pays avaient une heure de décalage.

Cette fois c’est sûr, l’Europe l’a décidé, c’en est fini du changement d’heure deux fois dans l’année. En zone frontalière, une question se pose néanmoins : que fera la Suisse ?

Dès côté, vous avez l’heure d’été qui a évidemment les faveurs des restaurateurs et des professionnels du tourisme et des loisirs, sans oublier aussi la majorité des citoyens qui disent ainsi pouvoir profiter de soirées plus longues. Alors que d’autres préférent l’heure solaire afin d’éviter par exemple que les vaches, déboussolées, ne fassent moins de lait ou encore que des ouvriers par exemple ceux en « trois-huit » prennent leur poste en pleine nuit, avec du coup un moral et une productivité au plus bas.

Il y a plus de 20 déjà un rapport du Sénat proposait de rester à l’heure d’hiver, expliquant qu’avec l’heure d’été, « le lever du jour ne se produira qu’entre neuf et dix heures durant de longs mois. A l’école, la première récréation se ferait ainsi de nuit ». Difficile de concilier intérêt général et revendications individuelles, plus encore dans le contexte actuel.

Un autre paramètre relève du casse-tête. Car si chaque Etat européen aura le pouvoir de choisir son heure, qu’en sera-t-il de la Suisse voisine ? Elle pourrait suivre le mouvement…ou pas. Ainsi, lorsque l’heure d’été a été généralisée aux pays de l’Union européenne en 1980, la confédération helvétique n’a pas suivi et, l’été cette année-là, elle s’est retrouvée avec une heure différente de celle de tous ses voisins. Une situation qui n’a duré qu’un an, pour le plus grand soulagement des travailleurs frontaliers. Mais qui prouve aussi que, souverainement, la Suisse décidera de mettre ou non ses pendules à l’heure…française.