Ginko Besançon poursuit sa mobilisation contre la fraude

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Anne Vignot la Maire de Besançon et Joël Mathurin ont écouté les explications de l'équipe de direction de Keolis Mobilités Besançon ©YQ

Joël Mathurin Préfet du Doubs, Anne Vignot Maire de Besançon, Delphine Clerc Directrice de la police municipale de Besançon et Bénilde Moreau Directeur adjoint de la sureté départementale du Doubs, participaient à une opération de contrôle sur le réseau de transport en commun Ginko.

Joël Mathurin Préfet du Doubs et Anne Vignot Maire de Besançon ont suivi les agents de contrôle Ginko à bord d’un bus de la ligne 3 ©YQ

A l’arrêt de tram “Chamars” il valait mieux être masqués et en possession d’un titre de transport en règle ce mercredi 5 août. La police nationale, la police municipale et les agents de contrôle du réseau Ginko faisaient de la pédagogie avec quelques récalcitrants. Contrôle « bon enfant » sur un réseau public plutôt plébiscité par la population.

Ginko et le “contrôle commercial”
La féminisation du contrôle dans le réseau Ginko favorise un échange plus apaisé ©YQ

Keolis Mobilités Besançon a la responsabilité du réseau de bus et de tram depuis le 1er janvier 2018. La diminution de la fraude était un objectif important pour Laurent Sénécat le patron de Ginko Besançon. Deux ans et demi après, la fraude a sensiblement diminuée grâce en particulier à deux mesures “commerciales et marketing”. D’une part, les agents contrôleurs sont aussi des conductrices ou des conducteurs de tram ou de bus. Sous le couvert de l’anonymat, un contrôleur parle “d’une époque révolue où les contrôleurs jouaient les cow-boys”. De fait, les missions de contrôle sont également effectuées par des femmes,  ce qui apaise souvent les tensions.

D’autre part, depuis le mois de septembre 2019, les fraudeurs ont la possibilité de choisir entre le paiement de l’amende de 75€ ou d’échanger leur titre de contravention contre un abonnement bus et tram de trois mois. Typiquement « marketing », le dispositif semble porter ses fruits, le réseau gagne ainsi des clients. Il faut rappeler que cette mesure ne concerne pas les multirécidivistes de la fraude.

Le port du masque plutôt bien respecté
Le Préfet du Doubs a échangé avec un groupe de trois jeunes attendant le tram…la distanciation et le port du masque leur a été rappelé ©YQ

Depuis le déconfinement et l’obligation de porter un masque dans les transports en commun, des opérations de contrôle sont effectuées régulièrement avec la police municipale et la police nationale. Globalement, les voyageurs portent un masque et respectent la distanciation.

Le réseau Ginko Besançon est un service public qui fonctionne bien. Faire la chasse aux incivilités et à la fraude est aussi un moyen de rendre un service de qualité aux habitants, c’est plutôt réussi.

Yves Quemeneur