Grand Besançon Métropole accélère l’assainissement de la Communauté Urbaine

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Deuxième tranche des travaux qui doivent durer 7 mois, c'est la rue des Vergers qui est malmenée ©YQ

Sans jeu de mots, Christophe Lime, le grand ordonnateur de l’eau à Besançon, présentait le 25 novembre les travaux de renouvellement du réseau d’eau potable et d’assainissement à Vaire.

Depuis Janvier 2019, Grand Besançon Métropole assume la compétence eau et assainissement des 68 communes de la métropole bisontine. Elle porte plusieurs projets pour améliorer les réseaux d’eau potable et d’eaux usées à Cussey-sur-l’Ognon, Marchaux et des communes du plateau comme Saône, Mamirolle ou Pugey.

Christophe Lime, vice-président du Grand Besançon en charge de cette compétence essentielle pour la vie, en présentant le chantier de grande ampleur sur la commune de Vaire, parle de solidarité intercommunale. « Le renouvellement des réseaux d’adduction d’eau ne peut être pris en charge par chaque commune, l’investissement est trop important ».

Le chantier « emblématique » de Vaire, d’un montant de 2,4 millions d’euros va permettre de renouveler l’intégralité des réseaux d’eaux usées vers le collecteur central qui mène à la station de Port-Douvot. Il va permettre également de traiter différemment les eaux pluviales (eaux claires). Les trois tranches de travaux, commencées en 2018 devraient se terminer fin avril 2021.

Tous les réseaux d’eau de GBM seront conformes en 2022
Le représentant du département du Doubs, Vivien Rossi de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée, Christophe Lime vice-président de GBM et Valérie Maillard Maire de Vaire ont présenté les importants travaux sur la commune le 25 novembre ©YQ

La collectivité de Grand Besançon Métropole va investir de 15 à 20 millions d’euros par an dans les deux ans à venir. Vivien Rossi, référent départemental du Doubs pour l’Agence de l’eau le précise « L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée encourage par des aides financières les transferts de compétence intercommunaux. Pour Grand Besançon Métropole, nous versons 14 millions d’aides sur les 62 opérations programmées par la collectivité sur une période de trois ans pour un montant global de 34 millions d’euros ». De son côté, le conseil départemental a inscrit l’amélioration de la qualité de l’eau dans son programme C@P25. Il a voté une enveloppe de 6 millions à cet effet en 2020.

L’eau est un produit rare…et cher !
Réseau d’eau potable et tuyau d’eaux usées, c’est du travail d’orfèvre pour les compagnons de l’entreprise ©YQ

Le renouvellement des adductions d’eau dans les communes périphériques obligent les communes à augmenter les tarifs, toutefois plafonnés, pour aboutir à la convergence tarifaire au 1er janvier 2027 sur l’ensemble de l’agglomération. En attendant, « la commune nouvelle de Vaire (fusion de Vaire-Arcier et de Vaire-le-petit) qui compte un peu plus de 500 habitants sur les deux rives du Doubs avait dû augmenter le prix du m3 de 1,29€ à 2,24€ » souligne Valérie Maillard, maire nouvellement élue de la commune. Il est tellement simple d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau potable…il est encore plus simple d’évacuer ses eaux usées ! Améliorer les réseaux d’eau, c’est également éviter les rejets dans le Doubs tout proche.

Christophe Lime en profite pour passer un nouveau message aux habitants de Vaire et à ceux des prochaines communes en travaux. « Ils doivent réaliser rapidement les raccordements des eaux usées et assurer la séparation avec les eaux pluviales ». Par temps de pluie, les débits journaliers peuvent doubler. Il est donc impératif de diminuer le volume d’eaux claires transitant dans le réseau. Les modifications du réseau sur chaque maison sont à la charge du propriétaire.

Si on peut parfois douter de la mise en régie de certains services publics (cf. la Citadelle) il en va autrement de l’eau et de l’assainissement. Ce sont des biens communs à tous et Besançon a prouvé que la régie municipale et maintenant communautaire, semble être la meilleure solution.

Yves Quemeneur