Hacking Health 2020, c’est parti pour 48 heures d’innovation en santé

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Luc Sirois, co-fondateur des Hacking Health, était en direct depuis Montréal. Le charismatique patron de l'ONG d'innovation en santé avait été présent à Besançon pour l'édition 2019 ©YQ

Le CHU de Besançon, le Pôle des Microtechniques et Grand Besançon Métropole ont à nouveau répondu présents pour la 4ème édition du Hackathon, malgré les contraintes sanitaires. Christophe Dollet qui anime le “Hacking Health” bisontin depuis 2017 n’a pas ménagé sa peine pour convaincre.

13 défis à relever en 48 heures non-stop

*Emilie Raguin est étudiante en dernière année en ingénierie biomédicale (ISIFC Besançon). Il s’agit de trouver une méthode fiable pour mesurer la bilirubine chez le nouveau-né (responsable de la jaunisse), afin d’adapter le traitement. Moins invasive que les prises de sang, la solution permettrait une meilleure fiabilité que les tests transcutanés utilisés actuellement.

*Benoît Gotti est le papa de Livia, une “enfant de la lune”. Le défi va consister à élaborer un outil de détection des rayons nocifs, permettant à ces enfants de l’ombre de vivre plus normalement. Cette maladie génétique très rare déclanche des réactions violentes de brûlures ou d’œdèmes qui condamnent les enfants à se protéger intégralement dès qu’ils sortent à l’extérieur.

*Patricia Moreaux est infirmière libérale. Il s’agit de trouver une solution pour évaluer de façon précise et rapide la masse corporelle d’un patient en toute circonstance. En situation d’urgence (accident par exemple) il peut être indispensable de connaître la masse corporelle pour ajuster un traitement. C’est le défi à relever.

*Infirmier en EHPAD, Robert Gilles souhaite développer un « ergonochariot » pour résoudre les problèmes d’ergonomie dans la distribution des médicaments par le personnel infirmier. Il s’agit d’éviter que la saisie du pilulier se faresse sans avoir à se baisser de façon répétée.

Du design des stylos auto-injecteurs de médicaments pour éviter les erreurs, la simplification de la manipulation des échantillons sanguins, ou aider les personnes en mobilité réduite à gagner en autonomie, les 13 défis vont réunir étudiants, chercheurs, ingénieurs ou développeurs d’application Web.

Les quatre meilleurs défis seront sélectionnés pour participer à leur développement dans le cadre d’un projet transfrontalier entre les Hacking Health de Besançon et de Lyon Swiss et de  “digital Health” de Sion en Suisse. C’est une façon selon leurs instigateurs de partager nos écosystèmes de part et d’autre de la frontière.

Hacking Health est une organisation non-gouvernementale créée en 2012 par Luc Sirois au Canada. Les projets ont essaimé au fil des années et le Hacking Health bisontin est devenu une référence dans la recherche de solutions innovantes en matière de santé. Il faut espérer que ces innovations trouveront sur le territoire bisontin les investisseurs financiers pour les développer !

Yves Quemeneur