Haut-Doubs, A Pontarlier : Du répit pour les aidants.

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Aider un proche dépendant est un parcours semé d’embûches.

Chaque personne confrontée dans sa sphère personnelle et intime (couple, famille, ami) à devoir s’occuper d’un proche dépendant ou handicapé sait à quel point il est difficile de le faire sans entamer son propre capital santé.

Sans information, l’aidant peut vite se retrouvé désarçonné et avoir tendance à se replier sur lui-même, tant la tâche est importante. A vouloir être partout, l’usure gagne et finit par être nuisible tant à l’aidant qu’à l’aidé qui ne peut pas être maintenu à domicile dans de bonnes conditions.
Pour ne pas arriver à une telle extrémité, il ne faut pas hésiter à parler à son entourage des difficultés rencontrées.
Un nouveau service, efficient depuis septembre dernier et implanté à l’hôpital de Pontarlier offre une belle bouffée d’oxygène à qui saura la saisir. Une psychologue est à l’écoute des aidants pour les accompagner, aussi bien directement à leur domicile qu’au bureau.
Selon les cas, un soutien psychologique peut être apporté, des demandes d’information ou d’orientation vers des services adaptés satisfaites; ce qui génère un soulagement considérable et très apprécié des premiers utilisateurs.
Le rôle de cette structure nouvelle, essentiellement destinée à gérer au mieux les maladies neurodégénératives, peut aller jusqu’à encourager l’aidant à anticiper une admission en EHPAD pour l’aidé.
Cette plateforme est encore appelée à évoluer avec notamment de la stimulation sensorielle ou de la relaxation corporelle.
Un projet intéressant de relais à domicile exercé par des professionnels (aide médico-psychologique ou aide-soignante) pour la personne aidée est à l’étude. Il permettrait à l’aidant de pouvoir “souffler” pendant une durée pouvant atteindre 36 heures.
A l’horizon 2021, la plateforme devrait s’étoffer pour couvrir un maximum de handicaps dont l’autisme dans la mesure du possible.