Haut-Doubs. A Pontarlier : Les transmissions d’entreprises en Bourgogne-Franche-Comté

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Pour 16 300 entreprises régionales, il est bientôt l'heure de la transmission

Dans notre grande région, il existe 51 800 entreprises individuelles ou commerciales de moins de 250 employés.

16 300 d’entre elles (soit 31%) pourraient être concernées par une transmission d’entreprises dans les dix années à venir. La raison ? L’âge de leur dirigeant. En effet, pour ces entreprises précisément, les dirigeants ont 55 ans ou plus et pourraient, dans les années à venir, revendre leur société à un repreneur.
C’est une étape importante dans la vie de ces entreprises car de cette action dépendent 43 800 emplois, un chiffre non négligeable. Les domaines les plus touchés par ces reprises potentielles sont la construction, le commerce, l’hébergement-restauration et les services aux entreprises. Ils représentent à eux quatre 70% des sociétés concernées.
Cette étape dans la vie d’une entreprise n’est pas forcément aisée, mais se montre pourtant avantageuse pur tout gérant dans l’âme qui souhaiterait s’investir. En effet, reprendre une entreprise existante est souvent moins cher qu’en créer une nouvelle et, de plus, le repreneur bénéficie d’une réputation déjà acquise les années précédentes. Toutefois, certains freins refroidissent les ardeurs, comme le remplacement du matériel existant qui sombre dans la désuétude, ou sa remise aux normes. Le prix de vente, parfois élevé, peut également faire fuir les potentiels acquéreurs. De plus, une entreprise dont l’activité est en déclin trouvera difficilement un repreneur.
Le gérant, quant à lui, prépare sa vente généralement des mois, voire des années, en amont. Il est soutenu par le conseil régional qui se donne comme objectif de fluidifier ce processus de transmission, la complexité de l’étape pouvant effrayer de prime abord.

Malgré les obstacles rencontrés, on compte en moyenne 1550 transmissions réalisées chaque année, entre 2015 et 2018. Les secteurs les plus concernés ont été le commerce (plus de 30%) et l’hébergement-restauration (27%). Le prix moyen constaté s’élève à 192 000€. Si vous disposez de davantage de fonds, vous pouvez penser à la reprise d’une entreprise aux activités spécialisées, techniques ou scientifiques. Pour ces dernières, il vous faudra débourser en moyenne 1,3 millions d’euros. Mais si vos fonds sont plus modestes, pensez aux activités de services, comme l’enseignement par exemple, avec un prix moyen constaté de 74 000€.